Hist. de Bossuet, 1. XI, art
je les ai réfutées par cette simple observation : Une masse d' exemples montrent le second ordre délibérant avec le premier; ou il a voix délibéra tive, ou l'Eglise s'est constamment trompée sur les organes de son infaillibilité. Mais quand le second ordre n'aurait jamais délibéré avec le premier, il n'en résulterait pas que celui-ci décide tout seul, sans le concours de l'autre. Depuis quelque temps, le second ordre avait été privé du droit de juger dans les assemblées du clergé de France. Peut-être que Bossuet n'a en vue que ces assemblées et ne condamne point ce qui se ferait ailleurs.
Ouvrons VHistoire des Variations : « Il ne s'agit pas de savoir, dit-il, si le parlement anglais, un corps séculier dont les actes reçoivent du prince leur validité, peut décider sur les matières de la foi et s'en réserver la connaissance, c'est-à-dire se l'attribuer et l'interdire aux évêques, à qui Jésus-Christ Ta donnée; car ce que disait le parlement qu'il agirait de concert avec rassemblée du clergé , n'était qu'une illusion, puisque enfin c'était toujours réserver la suprême autorité au parlement, et écouter les pasteurs plutôt comme consulteurs dont on prenait les lumières que comme juges naturels à qui seuls la décision appartenait de droit divin*. »