‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 115 sur 209 · Déf. de la Décl., 1. VII, ch. vi · texte numérisé non relu

Déf. de la Décl., 1. VII, ch. vi

!i46 DÉFENSE DES POUVOIRS

terme juger, nos jtidicantes, nous jugeant. Il est clair que ce sont les prêtres de l'Église de Jérusalem, et Bossuet le savait bien sans doute. D'ailleurs il paraît que les apôtres furent eux-mêmes longtemps les évêques de presque toutes les églises naissantes, qu'ils gouvernaient par des prêtres. On ne comprend point comment, ni pourquoi, un certain nombre d' évêques auraient séjourné à Jérusalem.

Saint Cyprien et le clergé de Rome voulaient que, sur la conduite à tenir envers ceux qui avaient succombé dans la persécution, on consultât les évêques, les prêtres et les laïques mêmes qui n'avaient point failli. Précédemment, nous avons cité les textes. « Qu'on ne pense pas, dit Bossuet, qu'ils fussent consultés dans le même degré ; il serait aisé de prouver que la force de la décision consistait tout entière dans le suffrage des évêques; que chaque évêque portait le sentiment du clergé qui l'environnait, sentiment dont il était le modérateur ; que tout était communiqué au peuple, mais à un peuple docile, qui, dans les causes ecclésiastiques, ne réclamait d'autre partage que celui de l'obéissance. Mais ce n'est pas de quoi il s'agit maintenant *. »

N'ayant point la même autorité, celle des prêtres étant plus grande que celle des laïques, l'autorité des évêques plus grande que celle des prêtres, ils ne pou-

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