Contre Julien, 1. I, n
évéques et de ce qu'il suppose même que Julien pour^ rait avoir du mépris pour les ocddentaux » faut-^il conclure qu'il leur nie le droit de 'juger? Certainement non. Par la même raison » ce qu'il dit da saint Jérôme ne prouve rien contre le droit des prêtres , et un autre endroit du même ouvrage le fovorise.
Saint Augustin s'adresse à Julien : <( Vous dites a que quand il s'agit de porter son jugement sur des (( affaires importantes , il faut, pour les examiner et les n discuter, assembler» loin du bruit de la populace, des n personnes de tous les états , des évêques, des mi*m nistres inférieurs, des gens en charge, faire moins c( attention à leurs noms qu'à leur capacité et à Imt a prudence , et enfin rendre honneur au petit nombre H de ceux qui se distinguent par la justesse de leurs c< raisonnements, par leur érudition et par la liberté « avec laquelle ils ne craignmt pas de dire leur avis, n Je conviens avec vous que tout cela est vrai K » Le texte porte : De omni ordine kominum » Hve saçardo^ tum, sive adminûtrantium ^ sive prœfeciorum. Le tra^ ducteur que je suis a rendu, je crois, exactement ^acerdotum par évoques , administrantium par ministres inférieurs, ce qui comprend les prêtres et au moins les diacres , prœfeetomm par gens en charge , qui id ne peuvœt être que des laïques. Saint Augustin ré-