‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 134 sur 209 · Prud'h. Past., p · texte numérisé non relu

Prud'h. Past., p

tes, on trouve que le pape peut changer la nature des choses et de ce qui n'est rien faire quelque chose ; qu'il est appelé un Dieu en terre.

Voilà ce qu'on présente comme le déploiement naturel de la papauté : « Sans doute, dit Maistre, elle n'a point été, dans son origine, ce qu'elle fut quelques siècles après; mais c'est en cela précisément qu'elle se montre divine ; car tout ce qui existe légitimement et pour les siècles, existe d'abord en germe et se développe successivement*. »

Mais, au contraire, ce qui est divin ou institué de Dieu, existe sur-le-champ tel qu'il doit toujours être. Et qui donc pourrait y ajouter? Maistre ne soutient-il pas que l'homme fut créé parfait? L'institution mosaïque commença-t-elle par être informe ? Il ose le dire de l'institution chrétienne, société de perfection par excellence! « Les plaies qu'elle reçoit ne lui viennent que de nos vices : les sièoJes, en glissant sur elle, ne peuvent la perfectionner. )>

Après avoir été forcé de corrompre l'idée des œuvres de Dieu, afin de prouver que la ruine du gouvernement ecclésiastique en forme l'accomplissement, c'est peu qu'il soit forcé d'altérer les œuvres de l'homme. « Bossuet, dit-il, a très-heureusement exprimé ce germe d'unité et tous les privilèges de la chaire de saint Pierre,

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