‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 143 sur 209 · Agier, Comment, sur l'Apocalypse, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Agier, Comment, sur l'Apocalypse, 1. 1, p

giuer que la justice consiste dans les œuvres et qu'il peut se sanctifier par les plus vaines pratiques. Aussi le pharisaïsme pénètre dans l'Église et y domine, et c'est contre lui que le protestantisme éclate. Il attaque toute pratique, toute œuvre dont l'homme pourrait penser qu'il tire quelque mérite. Or, comme il est impossible qu'il n'y ait rien de méritoire dans les pratiques, dans les œuvres bonnes, si nous y concourons, le protestantisme nie ce concours et déclare que la chute a tué le libre arbitre. On sera juste par imputation, et pour l'être, il suffira de croire qu'on l'est. L'homme voulait se rendre juste de lui-même : il le sera sans y avoir aucune part, il restera juste malgré lui : le vice et tous les crimes pourront se trouver avec la justice imputative.

Alors une société s'organise pour soutenir le pharisaïsme et absorber en lui l'Église. Bientôt, pour défendre l'Église contre les jésuites et contre les protestants, paraissent les jansénistes.

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