PBEUIÈRB ALTÉRATION DE LA DOCTRINE DE LA GRACE
La première altération de la doctrine, c'est la possibilité de l'f'tat de pure naliire. on, ce qui revient an mt^me, que la perfection primitive de l'iioiuiiie était surnaturelle. Bellarmin dit que c'est l'opinion la plus commune des scolastiquos , et Luther la traite de délire, délirant scholaslici.
H Luther, dit l'auleur de \' E-rposilmn hisloriijue des hérésies, ne craignit point de publier hautement qu'il ■y avait plus de trois cents ans que les théologiens scotastiques ne lisaient plus saint Augustin, et qu'ils en ignoraient les sentiments; qu'ils avaient inventé une théologie, qu'ils appelaient scolastique , laquelle avait banni la véritable théologie, avait anéanti la théologie de la croix et mis le Li-ouble et la confusion dans l'Église; que cette théologie scolastique n'était, à le bien prendre, qu'une ignorance de la vérité, un scandale des divines Écritures et une vaine et pompeuse philosophie ; que Thomas, qui en était l'auteur, y avait fait régner Aristote , lequel y avait détruit la divine doctrine*. Suivant Mélancliton^, celte théologie avait introduit le pélagianisme '. »
DÉSATANISATION ; elle se fera par la rt^géiiération sociale. Consuller la II' partie. Éo.