‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 154 sur 209 · II · texte numérisé non relu

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avait attaqué la base de ce système , et ne l'avait pas harcelé, comme les autres, sur la papauté, sur les indulgences, etc.

« Dès 1517, dit Agier, Lainez, général des jésuites, envoyé au concile de Trente comme député de la Société avec Salmeron, son confrère, avait donné clairement la mesure de se& sentiments sur le point fondamental de la grâce. On traitait alors dans le concile l'importante matière de la justification; et après lecture faite en congrégation générale d'un projet de canon (le canon 1) qui, en condamnant la grâce nécessitante de Calvin, portait : « Si quelqu'un dit que le libre arbi- « tre, mû et excité de Dieu, ne peut pas refuser son con- « sentement,... qu'il soit anatbème, » Lainez demanda, et avec instance, qu'au mot libre arbitre on substituât celui (Tesprit ou intelligence^ mentem, soutenant que l'action de Dieu ne s'étendait que sur l'entendement seul, et non sur la volonté, qui jouissait d'une parfaite indépendance. Tout le monde fut révolté de cette proposition , et un des évêques ne put s'empêcher de la taxer de pélagianisme. Salmeron était du même avis*. »

Ep 1586, sous Aquaviva, sixième général de la Société, fut dressé un règlement des études qui, des points qu'on doit enseigner , excepte celui-ci : « Lorsque les

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