Contre Julien, 1. UI, ch
DANS LA GBACE. 375
<( On ne saurait se persuader que sous un Dieu créateur très-juste et très-puissant, il pût arriver que . les enfants, qui sont les images de Dieu, souffrissent dans un âge si tendre les maux qu'on leur voit souf- . frir, s'il n'y avait pas un péché originel *. »>
« Vous qui niez le péché originel , vous êtes forcé de dire que Dieu est ou impuissant ou injuste, puisqu'il laisse souffrir tant de maux, aux enfants, qui sont ses images, sans qu'ils les aient mérités, ni par aucun péché propre, ni par aucun péché d'origine ; car vous ne direz pas d'eux, comme on le pourrait dire des hommes justes qui font usage de leur raison , que ces maux sont un exercice à leur vertu ^. »
Ce n'est pas tout. Lorsque dans les Rétractations et le Don de la persévérance, saint Augustin suppose l'ignorance et la faiblesse originelles dans l'homme, il renvoie au livre du Libre arbitre. Là, cherchant à expliquer la transmission du péché originel, il parle de quatre opinions sur l'origine de l'âme. Dans une de ses lettres à saint Jérôme ^ : « Je vous demande, dit-il, où l'âme contracte ce péché qui la jette dans la condamnation où se trouvent enveloppés les enfants