Contre Julien, I. IV, art. ^6. — 2. Serm
chaînes, les tortures, le 1er, le feu, les ongles, les dents
des bêles sauvages et la croix même, plutôt que de rencmcer à Jésus -Christ, loin qu'on l'en puisse blâmer, cette patience est louable. » Comment l'est-elle? Poursuivons : « Car nous ne pouvons pas dire, ajoute saint Augustin, qu'il eût mieux fait de renier Jésus-Christ; mais ce que nous devons penser, c'est que cela servira peut-être à ce qu'il soit puni d'un moindre supplice que s'il l'eût renié pour se soustraire à ces maux*. » Donc, en subissant le martyre, il a péché, et toutefois, il eût péché davantage en ne le subissant pas.
c( Il y en a plusieurs, dit le pape saint Grégoire P' , qui aiment leurs proches, mais c'est à cause du lien qu'ils ont avec eux. La parole sacrée ne condamne pas en eux cette affection. Cependant il y a une extrême différence entre ce qu'on accorde spontanément à la nature, et ce qu'on doit au précepte divin de la charité^. » On conclut, d'après saint Grégoire, que l'amour des parents, séparé de la charité, est irrépréhensible *. C'est oublier que, quelques lignes plus haut, il déclare que « comme toutes les branches d'un arbre viennent d'une seule et même racine, toutes les vertus procèdent de la charité; » donc, sans la charité, elles sont toutes fausses.