‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 19 sur 209 · Exposé de la Doctrine chrét · texte numérisé non relu

Exposé de la Doctrine chrét

%, Trinité, Liv. XV, ch, xxvi.

dit que l'Eglise de son temps pratiquait la même chose que les apôtres. Et le concile de Narbonne, tenu en Tan 1609, dit que dans ce sacrement le Saint-Esprit est répandu dans les cœurs des fidèles par l'imposition des mains de Tévèque. Or, personne ne doute que la matière à laquelle Teffet du sacrement est attribué ne doive être dite essentielle. Gomme donc, dans l'Écriture et dans la tradition, l'imposition des mains et la prière sont dites donner le Saint-Esprit, qui est l'effet du sacrement de confirmation, il semble qu'on peut conséquemment dire qu'elles sont la matière et la forme essentielles de ce sacrement. » L'auteur déclare qu'il n'entend point improuver ceux qui le soutiennent. Réduit-on la confirmation à l'imposition des mains et à la prière qui l'accompagne ? Alors tout y est prière, puisque, comme saint Augustin l'observe, l'imposition des mains n'est autre chose qu'une prière qui se fait sur quelqu'un^. Veut-on de plus l'onction et le signe de la croix? A supposer qu'elles ne fussent en rien précatoires, la confirmation le serait toujours par l'acte antérieur, qui, je le répète, est tout prière, et qui représente le premier et le principal effet du sacrement, savoir la descente du Saint-Esprit dans l'âme du fidèle 2.

Mais l'onction n'est-elle pas une imposition des

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