‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 20 sur 209 · Du Baptême, liv. III, ch. xvi · texte numérisé non relu

Du Baptême, liv. III, ch. xvi

t. ïnstruct. sur le Rituel de Langres, par La Luzerne, p. 54.

CONSTITUTIFS DE L'ÉGiLISE. 35

mains, et dès lors aussi une prière symbolique? Dans l'onction depuis longtemps les Grecs comprennent l'imposition des mains. « Une difficulté qui embarrasse souvent les théologiens les plus habiles et les mieux instruits de la discipline ancienne et moderne de l'Église, c'est, dit Chardon, l'omission de l'imposition des mains dans ce sacrement que nous voyons s'être introduite chez les Grecs et les autres Orientaux, et qui est très-ancienne comme nous l'avons vu. De savants hommes se sont appliqués à lever cette difficulté dont ils ont senti tout le poids. Lés uns ont dit que l'imposition des mains s'était en quelque sorte conservée chez eux et qu'elle était devenue une mêngie cérémonie avec l'onction du chrême sur le front, qui ne peut se faire qu'en étendant la main sur la tête de celui que l'on confirme ; d'autres se moquent de cette solution qu'ils traitent de vaine échappatoire, puisque, selon eux, on pourrait dire de même que le baptême se fait par l'imposition des mains, l'infusion de l'eau sur la tête d'un enfant ne se pouvant faire qu'en étendant la main sur lui ; cependant on ne doit pas mépriser cette réponse, surtout si les Grecs ont intention, en faisant la chrismation, d'imposer en même temps les mains. Or il paraît qu'ils l'ont effectivement par ces paroles remarquables de la confession de foi de Jean Paléologue* :

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