‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 25 sur 209 · fbid · texte numérisé non relu

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est fait prêtre, quoiqu'on soit autant assuré qu'on le puisse être de semblables choses que cette cérémonie n'a pas toujours été pratiquée ; en tout cas, voici qui est sans réplique : c'est qu'à la fin de la messe, et après toutes ces paroles prononcées, lorsque constamment l'ordinand a été fait prêtre, puisque même il a dit la messe et consacré avec l'évêque, l'évêque le rappelle encore pour lui imposer de nouveau les mains, en lui disant : Recevez le Saint-Esprit ; ceux dont vous remettrez les péchés y ils leur seront remis *^ etc. Quelqu'un peut-il dire qu'on soit prêtre sans avoir reçu ce pouvoir si inséparable de ce caractère ? On lui dit néanmoins, Recevez-ky de même que s'il ne l'avait pas encore reçu. Pourquoi? si ce n'est qu'en ces occasions les choses qu'on célèbre sont si grandes, ont tant d'effets différents et tant de divers rapports, que l'Église , ne pouvant tout dire ni expliquer toute l'étendue du divin mystère en un seul endroit, divise son opération, quoique trèssimple en elle-même, comme en diverses parties, avec des paroles convenables à chacune , afin que le tout compose un même langage mystique et une même action morale. C'est donc pour rendre la chose plus sensible que l'Église parle en chaque endroit comme la faisant actuellement , et sans même trop considérer si elle est faite, ou si elle est peut-être encore à faire ;

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