Pontif, rom,^ Ord. des prôtres
très-contente que le tout se trouve dans le total de l'action, et qu'on y ait à la fin l'explication de tout le mystère la plus pleine , la plus vive et la plus sensible qu'on puisse jamais imaginer.
(( Je ne sais s'il se trouvera quelqu'un qui n'aime pas mieux une maûière si simple d'expliquer la consécration du prêtre que de mettre en pièces, si j'ose le dire, ce saint caractère^ en le divisant, je ne sais comment, dans des caractères partiels, aussi peu intelligibles, que peu nécessaires. Si l'on regarde de près toutes les ordinations, et surtout celle des évéques, on y trouvera le même esprit. On voit à peu près la même chose dans la confirmation; l'invocation du Saint-Esprit, dont l'extension des mains est accompagnée, fait apparemment le fond de ce sacrement, sans préjudice de l'elficace qui accompagne l'application qu'on fait de cette prière à chacun en particulier, avec la sainte onction et l'actuelle imposition de la main sur la tête dans sa partie principale qui est le front, après quoi on ne laisse pas de dire encore : « Nous vous prions, ô Seigneur, pour tous ceux que nous avons oints de ce saint chrême, que le Saint-Esprit survenant en eux les fasse son temple, en y habitant^; » quoiqu'il soit d^à survenu. Mais c'est que l'Église ne se lasse point d'expliquer en plusieurs manières la grande chose qui vient d'être faite ; et priant Dieu de la faire encore, elle exprime qu'il la fait