Hébr. VII
(i ses amis 3 avec quelle témérité celui qui, par lesac* « tioDs de sa vie, D'à pas lieu de croire que Dieb l'ait c( reçu en son amitié , ose-t-il prendre auprès de lui la c( qualité de médiateur et d'intercesseur pour les peuce pies? Comment ose-t-il demander miséricorde pour « les autres, ne sachant pas s'il l'a reçue pour lui- « même? Et n'a-t-il pas sujet de craindre que, voulant « être cru capable de fléchir l'indignation de Dieu ence vers les coupables, il ne l'irrite de plus en plus par « ses propres fautes? Car tout le monde sait que, lors- « qu'on emploie pour médiateur un homme qui dé- « plaît, c'est le moyen d'accroître davantage la colère (( et l'indignation de celui qu'on voudrait apaiser^. « Malheur à ces ministres infidèles , dit saint Bernard, « qui, n'étant pas encore réconciliés avec Dieu , entre- « prennent de réconcilier les autres, comme s'ils avaient (( toujours été justes ! Malheur à ces enfants de colère, « qui osent bien se dire ministres des grâces du ciel, (( qui usurpent le nom de pacificateurs et se disent « faussement les médiateurs entre Dieu et les hommes « pour expier les péchés des peuples 2 ! »
Par la forme précatoire des sacrements, le prêtre en sollicite l'effet; s'il se trouve coupable de quelque pr^ varication mortelle, Dieu ne l'écoutera pas; donc, ou les sacrements seront alors privés de leur effet, ou il