Traité théoL et dogm,, etc., p. S
Toublions pas, 6D ce que la rémission des péchés est accordée aux prières des justes ou de l'Église qui les renferme.
« II est vrai, observe Legros, que c[uelquefois saint Augustin semble ne faire attention qu'aux prières de rÉglise, comme quelquefois aussi il n'attribue à l'Église que le ministère exercé par les pasteurs. « Quelqu'un a me demandera, dit-*il dans un de ses Sermons, que « reçoit-on de l'Église, si celui qui confesse son péché « ne sort du tombeau que parce que la voix du Seigneur « l'a ressuscité ? Quel bien l'Église accorde-t-elle à celui (( qui confesse son péché, elle à qui lë Seigneur a dit : « Tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans (( le ciel. Considérez Lazare. Il sort, mais il est lié. « Il représentait celui qui vit et qui se confesse, mais « il ne pouvait marcher étant arrêté par les liens. Que « fait donc l'Église à laquelle il a été dit : Ce que vous « délierez sera délié, sinon ce que le Seigneur dit aus- (i sitôt à ses disciples de faire : Déliez«le et le laissez « aller* ? » Et ailleurs : « Ceux qui se repentent de ce « qu'ils ont fait sont ressuscites, mais ils ne peuvent « marcher, ils sont retenus parles liens de l'iniquité dont « ils sont coupables. Il faut que celui qui est ressuscité ff soit de plus délié et qu'on le laisse aller. Jésus-Christ « a donné cet office à ses disciples, à qui il a dit : Ce