‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 5 sur 209 · N» du 16 septembre · texte numérisé non relu

N» du 16 septembre

8 DÉFENSE I5eS POUVOIRS

créature humaine. Cette question, puisqu'on en fait une, sera examinée plus loin. Bornons-nous ici à observer qu'elle est entièrement différente de celle qui consiste à savoir s'il existe un sacerdoce intérieur appartenant au corps des justes, et agissant concurremment avec le sacerdoce extérieur, ministériel. L'Observateur semble réellement l'admettre d'après les deux derniers passages qu'on vient de lire et un autre que voici : « Le sacerdoce, selon les Pères, est la continuation au sein de l'Eglise de la médiation de Jésus-Christ au moyen du sacrifice. L'Église, par les fidèles unis à Jésus-Christ dans la foi et dans la charité, offre le sacrifice; mais le . prêtre seul, en vertu du sacerdoce de Jésus-Christ perpétué en lui, est le sacrificateur^ par conséquent le seul prêtre dans le sens strict du mot *. »

Le grand et perpétuel sacerdoce de l'Église , dont nous parlions tout à l'heure et que Y Observateur adopte, il le place dans les fidèles ayant la charité et offrant le sacrifice. Us ne peuvent offrir le sacrifice sans contribuer à l'immolation, qui est l'essence du sacrifice. Us n'y contribuent point en prononçant les paroles consécratoires, c'est la part qu'y prend exclusivement le ministre ; ils y prennent donc la leur en suppliant le Saint-Esprit d'opérer la transsubstantiation ou immolation. Mais si c'est à leur prière que le Saint-

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