Vains efforts, p
GONSTITUTIFS^DE L'ÉGLISE. 413
donnent leur approbation, ne les excerœnt alors qu'en second.
Or, puisque les laïques ont visiblement un usage des clefs, on ne saurait dire qu'ils n'en possèdent que la propriété et que tout l'usage revient aux pasteurs. J'ai montré qu'il est impossible de concevoir séparément l'usage et la propriété. D'où il suit que la propriété se rencontre toujours avec l'usage et se distribue comme lui. Les simples fidèles, qui ont le plus petit usage, ont le moins de propriété. Les prêtres, qui ont un usage plus étendu, possèdent une propriété plus grande. Les évoques ayant l'usage en plein, ont la plénitude de la propriété. Voilà comment il faut entendre que les clefs furent données à l'Eglise dans la personne des apôtres. Ils étaient chrétiens, ils étaient prêtres^, ils étaient évêques. \ Comme chrétiens, ils avaient la propriété et l'usage du pouvoir qui est départi aux laïques. Comme prêtres, ils avaient la propriété et l'usage du pouvoir qui est départi aux prêtres. Comme évêques, ils avaient la propriété et l'usage du pouvoir qui est donné aux évêques. Ne serait-ce pas parce qu'ils étaient hommes que le pouvoir de baptiser appartient à toute créature humaine ? Lui viendrait-il de ce que Jésus-Christ a revêtu l'humanité? Peut-être qu'il a pour cause l'un et l'autre.
C'est ainsi que les apôtres représentaient l'Église, portant en eux les trois ordres qui la composent. Ce