juillet 4856, p
bien réellement de ministres à TEglise; (ju'il a plu à la miséricorde divine d'attacher le pouvoir ministériel de baptiser à la seule qualité d'homme, jointe à rintention de faire sériemement ce que fait l'Eglise^ et qu'en cela même l'infidèle consent momentanément de servir d'organe à l'Eglise, » V Observateur répond : « Ainsi, il est bien entendu que le simple fidèle, parce qu'il baptise, est ministre de l'Église, qu'il participe au sacerdoce proprement dit ou ministère, et que l'infidèle lui-même est également prêtre catholique dans le sens strict du mot, lorsqu'il baptise. MM. Bordas-Demoulin et Huet auraient de la peine à trouver dans l'Ecriture ou dans les Pères de l'Église, un texte, quelque petit qu'il soit, à l'appui de cette dernière assertion. Nous avouons qu'elle nous paraît tout à fait contraire à la saine doctrine. Cela prouvera peut-être à ces' Messieurs que nous sommes peu profonds, mais enfin nous ne comprenons pas comment celui qui n'est, à aucun instant de sa vie, membre de V Eglise, puisse être, même pour un instant, prêtre de l'Église ^. »
Si cela ne prouve pas rigoureusement que V Observateur manque de profondeur, cela prouve au moins qu'il daigne peu réfléchir. I^s prêtres, les évêques hérétiques, excommuniés, sont-ils membres de l'Église? Cependant, quand la nécessité l'exige, n'administrent-