sept. N» Î
ils pas les sacrements de PÉglise, et ne sont-ils pas prêtres de l'Église? L'Observateur nierait-il qu'ils le soient ? Alors nous le prierions de nous dire quels sont les actes qui impliquent le sacerdoce. Enseigner et gouverner constituent des fonctions sacerdotales. Mais donner les sacrements est la fonction principale, la fonction caractéristique du sacerdoce. Quiconque la possède est pontife, peu importe d'où il la tire. « Celui qui n'a pas été baptisé , dit saint Thomas , quoiqu'il n'appartienne à l'Église, ni par la chose (la justification) , ni par le sacrement (le rit extérieur du baptême) , peut cependant lui appartenir par l'intention et la ressemblance de l'acte, dans le sens qu'il a l'intention de faire ce que TÉglise fait et qu'il observe, en baptisant, la forme de l'Eglise. Et ainsi il opère comme ministre du Christ^ qui n'a pas enchaîné sa vertu à ceux qui sont baptisés, pas plus qu'il ne l'a enchaînée aux sacrements eux-mêmes *. )>
Si l'infidèle baptisant est ministre du Christ, apparemment il est ministre de l'Eglise et ministre catholique. Que V Observateur veuille donc adresser à saint Thomas le défi « de trouver dans l'Ecriture ou dans les Pères de l'Église, un texte, quelque petit qu'il soit, à l'appui de l'assertion que l'infidèle, lorsqu'il baptise, est prêtre catholique dans le sens strict du mot ; » puisque