Thésaurus anecdolorum, t. IV, col
les confessions que les curés, car les curés ne tiennent leur pouvoir que de l'évêque et les Mendiants le tiennent du pape. Gilles Cfmrlier, docteur de la Faculté de théologie de Paris, fut chargé de le réfuter. En admettant la distinction du pouvoir d'ordre et du pouvoir de juridiction , il les regardait l'un et l'autre comme la suite de l'ordination..., et le pouvoir de juridiction inséparable du pouvoir d'ordre. Habert^, théologal de llEglise de Paris et depuis évêque de Vabres, est un de ceux qui a le plus raisonnablement pensé sur cette matière et qui a le mieux combattu cette distinction des deux pouvoirs d'ordre et de juridiction. Il emploie d'abord des raisonnements. Il cite ensuite différents théologiens et montre leur accord au fond, quoiqu'ils se divisent dans les termes.
« Après avoir rapporté le canon du concile de Trente, qui veut qu'on croie, sous peine d'anathème, qu'il y a dans l'Eglise une hiérarchie établie de Dieu même, composée des évêques, des prêtres et des ministres , il s'élève contre « quelques auteurs qui distinguent une double hiérarchie, la hiérarchie propre ou parfaite qui est la hiérarchie de juridiction, et la hiérarchie impropre ou imparfaite qui est la hiérarchie de l'ordre. On ne trouve dans l'antiquité aucune mention de cette double hiérarchie. Le seul nom de hiérarchie suffit pour faire