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remettre les péchés ^. Or le pouvoir de remettre les péchés est un pouvoir de juridiction. L'autorité de prononcer un jugement est certainement une autorité juridictionnelle.
« On demande, par forme d'objection, quel peut
donc être le pouvoir que l'Eglise accorde, sinon un pouvoir de juridiction ? Habert répond que « l'Eglise ne communique pas le pouvoir de juridiction qui est absolument de droit divin, mais seulement le moyen d'user de ce pouvoir qui n'est pas libre dans son exercice, sans le consentement de l'Église qui assigne des sujets. C'est à quoi tous les théologiens s'accordent pour le fond, quoiqu'ils ne s'expriment pas de la même manière. Ils conviennent tous que le pouvoir d'absoudre est donné dans l'ordination. Autrement on accuserait de mensonge l'Eglise, qui dit avec Dieu même : Tout ce que vom délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
« Saint Thomas appelle la puissance de juridiction reçue dans l'ordination « une puissance liée et arrêtée. » Il nomme la seconde « l'usage libre du pouvoir des « clefs 2. »
« Suivant Tostat, évêqued'Avila, la puissance d'ordre et la puissance de juridiction viennent également de Jésus-Christ. Mais pour éviter le désordre et la confusion, l'Eglise a resserré cette juridiction par la distinc-