I. Mémoire pour la Fac. de théol. de Reims, p
CONSTITUTIFS DE L'ÉGLISE. 16f
<c Au concile de Trente, les évêques ne décidaient rien que les théologiens n'en fussent convenus ^. »
Le droit qu'ont les prêtres de prononcer sur la foi est également affirmé dans deux Mémoires publiés, Fun par le Chapitre de Téglise métropolitaine de Reims, l'autre par plus de deux cents curés du diocèse et qui forment leur appel comme d'abus des mêmes actes de l'archevêque. Le Chapitre cite quelques autorités avec un long extrait de Thomassin, et pour un plus ample développement renvoie à la partie du Mémoire de la Faculté de théologie que nous avons transcrite. Les curés s'en rapportent à ce que disent le Chapitre et la Faculté.
Les curés de Paris s'élèvent aussi contre la domination de Mailly, archevêque de Reims. « Nous n'entrerons pas, disent-ils, dans la question célèbre, savoir si les prêtres ont droit de décider dans les conciles avec les évêques, ou s'ils n'y doivent avoir que la voix consultative seulement : nous l'avons regardée comme étrangère à notre sujet, et nous nous sommes contentés de citer indifféremment des autorités dont les auteurs se servent pour appuyer l'une ou l'autre de ces prétentions; parce qu'il nous suffit, dans la situation présente, que ces autorités établissent toutes de concert l'autorité du second ordre et le poids de son témoignage. » Mais la question que ces curés ne veulent