Labbe, ConciL, t. lïl, p
CONSTITUTIFS DE L'ÉGLISE. i73
Petît-Pied poursuit : « Si les simples fidèles ne sont point appelés comme juges aux conciles, ils ont au moins le droit d'y assister, d'y être entendus, d'y faire leurs représentations. Les fidèles de l'Église naissante de Jérusalem étaient présents au concile où les apôtres et les prêtres, après avoir beaucoup conféré ensemble, décidèrent la difficulté qui leur fut proposée par Paul et Barnabe de la part de l'église d'Antioche, touchant les observances légales. La lettre même du concile qui fut envoyée à ce sujet est écrite non-seulement au nom des apôtres et des prêtres, mais encore au nom des frères qui s'y étaient trouvés. Car, quoiqu'il y ait dans le texte latin, apostoli et senior es fratres, il y a dans le texte grec original, apostoli^ presbyteri et fratres. »
Mais de là il résulte précisément que les fidèles ont jugé. Il en est de même d'un passage de saint Augustin , sur lequel l'auteur s'appuie. « Ce Père , dit-il, oppose aux hérétiques, non-seulement l'autorité des conciles qui les ont condamnés, mais encore le jugement que les fidèles portent de leurs erreurs. » Les fidèles ont jugé, et leur jugement fait autorité, puisque saint Augustin l'oppose aux hérétiques. Voici \e texte : Frustra hœreticis circumlatrantibus , et partira plebis ipsius judicio, partim conciliomm gra* vitate^ partim etiam miraculorum majestate damnatis^ culmen auctoritatis obtinuit^; c'est-à-dire : « les