‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 82 sur 209 · De Utilitate credendi , sub fin · texte numérisé non relu

De Utilitate credendi , sub fin

hérétiques crient vaiaement; condamnés en partie par le jugement du peuple lui-même, en partie par la gravité des conciles, en partie par la majesté des miracles, ils ont contre eux tout ce qu'il y a d'autorité dans

l'Eglise, t) Observons que condamnés^ damnatis^ se rapporte à peuple aussi bien qu'à conciles et qu'à miracles^ et que c'est par l'ensemble de ces trois condamnations que l'Eglise atteint le faîte de l'autorité, av^ctorilatis culmen obtinuit; d'où il suit qu'une partie de son autorité est la condamnation émanée du peuple. On pourrait même remarquer que saint Augustin n'emploie que pour le peuple le moi jugement.

Petit-Pied cite le pape Nicolas I", qui, dans une de ses lettres à l'empereur Michel , reconnaît le droit qu'ont les empereurs, quoique laïques, d'assister aux conciles quand il s'agit de la foi, « parce que, dit-il , a la foi est un bien universel, commun à tout le (( monde. Elle n'appartient pas seulement au clergé, « mais encore aux la'iques et généralement à tous les « chrétiens ^. »

Quel peut être ce droit de paraître aux conciles, justement quand il s'agit de foi, sinon le droit de consentir ou de ne pas consentir à ce qu'on y décide, ou de juger?

Si les laïques jugent, ils contribuent à l' infaillibilité

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