Première lettre d'un théologien à M. de Soissons, p
CONSTITfrHFS DE L'ÉGLISE. 477
dogme constant et appartenant à la foi et à ne pouvoir jamais abandonner* la croyance des articles qui ont été formellement décidés, ou qui ont toujours] été constamment crus dans T Eglise.
« Ni l'une ni l'autre de ces deux infaillibilités ne conviennent à aucun particulier, parce qu'il n'y a personne sur la terre qui ne puisse enseigner ou recevoir l'erreur; elles ne conviennent pas même à aucune nation particulière, puisque nous voyons des provinces, des royaumes et des nations entières qui ont abandonné la foi de l'Église. Ce n'est donc qu'à l'Église même ou au corps de l'Église qu'elles conviennent, avec cette différence, que l'infaillibilité active est réservée pour l'Église considérée dans ses pasteurs, c'està-dire pour le corps entier des pasteurs, parce que c'est à eux seuls qu'il a été donné de juger avec autorité de la saine doctrine et que ce sont eux qui ont été établis pour enseigner et prémunir, par leur jugement, le corps de Jésus-Christ contre le vent des doctrines corrompues et contre la séduction et l'artifice des hommes'^; au lieu que Tinfaillibilité passive convient à tout le corps en général, c'est-à-dire et aux pasteurs et aux fidèles , qui ne peuvent se réunir et concourir ensemble pour accepter et professer une erreur contraire à la foi. »