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(( temps l'aulorité sacerdolale, soient avilies jusqu'à « ce point que ceux qui sont hors de TÉglise osent se « constituer juges de leur évêque; que des hérétiques «jugent d'un catholique, ceux qui sont noalades de (( celui qui est sain , etc. ^ ? » Il est clair que le saint martyr avait dans l'esprit le gouvernement civil des Romains, composé du sénat et du peuple, auxquels répondaient dans l'Église l'assemblée des prêtres et celle des fidèles : on sait que le mot d'aïUorilé était approprié au sénat, mais que celui de majesté, qui désigne le pouvoir suprême, n'appartenait qu'au peuple. <x Cet usage s'est conservé dans l' Eglise tan t que le peuple, peu nombreux, n'y a formé en quelque sorte qu'une famille, qui pouvait s'assembler sous les yeux du père commun. Mais depuis que les chrétiens se furent multipliés prodigieusement, surtout après la conversion des empereurs, il devint impossible de réunir dans un même lieu tous les fidèles d'un diocèse; et alors l'Église, conduite par l'esprit de Dieu, n'a pas manqué de faire ce qu'ont fait tous les peuples, par le seul instinct de la raison, lorsque leur population a eu pris un accroissement considérable, savoir de déléguer à un certain nombre d'entre eux l'exercice de l'autorité souveraine. Ainsi le gouvernement des églises particulières est devenu par succession de temps représentatif,
CONSTITUTIFS DE UÉGLïSE. 191
et le gouvernement général n'a même été, dès l'origine, comme il ne pouvait être par la nature des choses, qu'un gouvernement représentatif.
c( Quels ont été les représentants? On les a pris d'abord, non-seulement parmi le clergé, mais parmi le peuple. La preuve en existe dans le concile de Tarragone, tenu en 516, qui porte que « le métropolitain « mandera par ses lettres aux sufTragants de faire venir « au concile de la province des prêtres, non-seulement « de l'église cathédrale, mais des autres du diocèse et « d* amener aussi avec eux queUpies laïques^. »
« Le quatrième concile de Tolède , en 633 , qui règle la forme du concile provincial , dit aussi « qu'a- « près les évêques, les prêtres et les diacres, seront in- « traduits les IdiquQs que le concile aura jugés dignes « d'y a^sister^ . »
« Mais cet ordre, qui ne paraît s'être conservé aussi longtemps que dans l'Église d'Espagne, a été aboli insensiblement , et les fidèles s^en sont rapportés partout à leurs chefs pour la célébration des conciles. Ainsi, depuis bien des siècles, les représentants n'ont plus été pris que dans la classe du clergé...
« Dans toutes les contestations sur l'œcuménicité d'un concile, la difficulté ne roule jamais sur le fond des décisions, que l'on convient n'avoir pas le droit