Tract, de Eccles., t. II, p
COiNSTlTUTIFS DE L'ÉGLISE. 493
concile de Chalcédoine , ce pape déclare qu'un « concile illégitimement tenu, c'est-à-dire contrairement à l'Écriture, contrairement à la doctrine des Pères , con-
trairement aux règles ecclésiastiques, que toute l'Eglise a justement rejeté, et que surtout le siège apostolique a refusé d'approuver, a pu et dû être révoqué par un concile légitimement tenu, c'est-à-dire conformément à l'Ecriture, conformément à la tradition des Pères, conformément aux règles ecclésiastiques, qui s'est prononcé pour le maintien de la foi et de l'unité catholique, que toute l'Église a reçu, et qu'a approuvé principalement le siège apostolique*. »
Passons sur les mots principalement et surtout ^ par lesquels Gélase semble donner plus de poids à l'approbation du pape qu'à celle de l'Eglise universelle ; il ne s'agit point ici de combattre les prétentions ultramontaines. Il est évident , d'après ce que dit Gélase, que pour savoir si un concile, quel qu'il soit, particulier ou général , est resté dans la vérité ou en est sorti , il ne suffit pas d'examiner s'il a procédé régulièrement, mais encore si ses décisions s'accordent avec l'jEcri--
4. Ostenditur quod malè gesta synodus, id est conlrà scripturas, contra doctrinam patrum , contra régulas ecclesiasticas , quam tota merito Ecclesia non recepit, et praecipuè sedes apostolica non probavit, per benè gestam synodum, idest, secundùm scripturas, secundùm traditionem patrum, secundùm ecclesiasticas régulas, pro fîde et communione catholicâ prolatam , quam cuncta recepit Ecclesia, quam maxime sedes apostolica comprobavit, debuerit et potuerit immutari.^Labbe, t. IV, p. 4203.