‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 91 sur 209 · II · texte numérisé non relu

II

494 DÊFBWSE DES POUVOIRS

ture^ la tradition des Pères , avec reûseignement perpétuel de r Église.

Sans s'en douter, Agier donne la vraie raison de recevoir les conciles : « Nous admettons, dit-il, tout ce que celui de Trente a décidé contre les hérésies de Luther et de Calvin; nous Tadmettons, non à cause de l'autorité du concile que nous ne reconnaissons pas pour œcuménique, mais parce que telle était notre foi, à laquelle le concile s'est conformé ; nous n'adinettons pas tout ce qu'il lui a plu de décider par occasion sur plusieurs autres points, tels que le mariage, le pouvoir des papes et autres semblables^. » Reconnaître qu'un concile s'est conformé à notre foi, c'est le recevoir, et il n'existe pas d'autre vraie manière de le faire. Quant au concile de Trente, nous l'acceptons, mais seulement en ce qui regarde le protestantisme.

Pour établir que les conciles œcuméniques sont par eux-mêmes infaillibles, Legros rapporte les lignes suivantes de la lettre du pape saint Célestin au concile d'Ephèse : « La vérité, qui ne peut mentir, a dit dans l'Evangile : « En quelque lieu que deux ou trois pera sonnes se trouvent assemblées en mon nom, je suis « au milieu d'elles. » Si l'Esprit saint est présent à un si petit nombre, à plus forte raison doit -il l'être à la réunion de tant de saints. » Gomme assurément saint

Page 1