‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 92 sur 209 · Du Mariage, t. I, p. tM · texte numérisé non relu

Du Mariage, t. I, p. tM

CONSTITUTIFS DE UÉGLISE. 495

Céleslin ne peut croire que deux ou trois fldèles réuuis au nom de Jësus-Christ sont infaillibles , par sa comparaison même il ne doit point penser que le concile d'Éphèse le soit, mais qu'il y a infiniment de chances qu'il ne se trompera pas.

Legros invoque une phrase du pape saint Léon, qui n'est pas une meilleure preuve :* « Ce que nous avions défini , tous nos frères l'ont confirmé par leur assentiment irrétractable, et le jugement de l'univers chrétien s'est trouvé d'accord avec l'enseignement de la chaire principale*. » D'où Legros conclut que le jugement de l'univers étant celui du concile de Chalcédoine, le concile général est de soi infaillible.

Mais voici ce que saint Léon écrit sur le même sujet aux évêques des Gaules: « On ne peut. plus, dit-il, se couvrir du prétexte de l'ignorance ou de l'obscurité de la question, après que nos frères et nos collègues dans l'épiscopat, assemblés en concile au nombre d'environ six cents, ont défendu de raisonner ou de disputer contre ce fondement de la foi divine : car nos frères les légats, aidés des secours du ciel,... ont pleinement convaincu , non-seulement les pontifes du Seigneur, mais encore les princes et toutes les puissances chrétiennes, les clercs, le peuple et tous les ordres de l'empire, que la foi, dont nous prenons aujourd'hui la

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