Actes , XV et xvi
élever. En quoi donc le concile de Jérusalem doit-il servir de modèle? En ce que tous les ordres de l'Église en font partie ; en ce que la discussion est libre ; en ce qu'on interroge l'Écriture, et que sur elle le jugement est assis.
Du Saussoi* tente vainement d'expliquer comment la réception des conciles généraux ne porte point sur la doctrine. « Comme nous avons établi, dit-il, que les décisions des pasteurs dispersés n'acquièrent le caractère de jugement de l'Église et le dernier sceau de l'autorité que par le consentement et l'acceptation, ou, au moins, par la profession commune et uniforme de toutes les églises, on doit aussi remarquer que les conciles, même généraux, n'étant, pour ainsi dire, composés que des députés de l'Église, au nom de laquelle ils doivent décider, ne tirent leur force et leur autorité que du consentement de l'Église, qui est la propriétaire des promesses et de l'infaillibilité. »
Voilà la vérité; mais l'auteur la contredit immédiatement.
Il poursuit : « Ce n'est pas que, dès qu'ils sont généraux, ils ne soient de là même certainement infaillibles, et qu'ils ne reçoivent leur autorité de Jésus-Christ, qui, en promettant de demeurer toujours avec l'Église, s'est engagé de donner son assistance au tribunal prin-