Hist. de rÉgl., 1. IFI, ch. xxv
t04 DÉFENSE DES POUVOIRS
de tout le corps, en tant même qu'il comprend les simples fidèles; car ces fidèles étant partie de TÉglise^ ils doivent en professer la foi, ils doivent avoir la même doctrine et concourir à former ce concert, cet accord et cette union très-unanime d'où découle ravrtorité de l'Eglise. » Arrêtons ici Du Saussoi. Puisque les laïques concourent à former V autorité de V Église, ils participent à son autorité et ils jugent par conséquent avec autorité; en d'autres termes, tous les membres de l'Eglise étant supérieurs à chaque membre, chaque membre est subordonné à tous , et lorsque la discussion se trouve épuisée , il doit être soumis à leur jugement.
Qu'importe que l'auteur ajoute : « Il ne faut pas conclure de ce que le sentiment commun des simples fidèles a tant de part à l'approbation qui consomme les décisions de l'Église, ou à la réprobation dont elle frappe les erreurs qui voudraient s'introduire sous l'apparence de la vérité, il ne faut pas, dis-je, en conclure que nous rendons les peuples juges de la doctrine, que nous les égalons à ceux dont ils doivent écouter les instructions ^ ? )>
Mais précisément vous les rendez juges de la doctrine. Et pourquoi vous en défendre, quand réellement ils le sont ? Cependant, avec une autorité moindre que