Quando tre ombre insieme si partiro
Correndo, d' una torma che passava Sotto la pioggia dell'aspro martiro.
3 Venian ver noi ; e ciascuna gridava : Sostati tu che all'abito ne sembri Essere alcun di nostra terra prava.
4 Aimé , che piaghe vicli ne' lor membri Recenti e vecchie dalle fiamme incese!
Ancor men duol , pur en' io me ne rimembri.
5 Aile lor grida il mio Dottor s'attese, Volse il viso ver me, e : Ora aspetta, Disse ; a costor si vuole esser cortese :
Déjà j'étais en un lieu où s'entendait, semblable au bourdonnement d'une ruche, le bruissement de. l'eau tombant dans l'autre enceinte ,
Quand trois ombres, en courant, se détachèrent ensemble d'une troupe qui passait sous la pluie de l'âpre martyre.
Elles venaient vers nous, et chacune d'elles criait: « Arrête, toi qui, à tes vêtements , nous parais être de notre ville perverse ! »
Hélas! que de plaies récentes et vieilles je vis sur leurs membres sillonnés par les flammes ! J'en pleure encore , quand le souvenir m'en revient.
Mon Maître , attentif à leurs cris , vers moi tourna les yeux, et dit : — Attends; avec ceux-ci il faut être courtois ;
196 CANTO DECIMOSESTO.
6 E se non fosse il fooco che saetta La natura del luogo , i' dicerei ,
Che meglio stesse a te, che a lor, la fretta.
7 Ricominciar, corne noi ristemmo, ei
L' antico verso ; e quando a noi fur giunti , Fenno una ruota di se tutti e trei.
8 Quai suolen i campion far nudi ed unti , Avvisando lor presa e lor vantaggio, Prima che sien tra lor battuti e punti ;
9 Cosi , rotando , ciascuna il visaggio Drizzava a me, si che in contrario il collo Faceva a' pie continuo viaggio.
10'Deh, se miseria d'esto loco sollo Rende in dispetto noi e nostri preghi, Cominciô l'uno, e '1 tinto aspetto e brollo;
M La fama nostra il tuo animo pieghi , A dirne chi tu se', che i vivi piedi Cosi sicuro per lo Inferno freghi.
12 Questi, Forme di cui pestar mi vedi, Tutto che nudo e dipelato vada ,
Fu di grado maggior che tu non credi ,
13 Nepote fu délia buona Gualdrada :
Guidoguerra ebbe nome, ed in sua vita Fece col senno assai e con la spada.
CHANT SEIZIÈxME. 197
Et n'était le feu qui darde sur le sol, je dirais que la hâte te convient plus qu'à eux.
Quand nous nous arrêtâmes, ils recommencèrent leur antique gémissement, et arrivés près de nous, tous trois firent de soi une roue1.
Et comme , avant de se saisir et de se frapper, les athlètes oints et nus avisent où la proie leur offrira le plus d'avantage ;
Ainsi chacun d'eux, en tournant, dirigeait vers moi son visage, de sorte qu'au mouvement du cou celui des pieds continuellement était contraire2.
« Si la misère de ce bas lieu et notre face noire et dépouillée attirent le dédain sur nous et nos prières, commença l'un d'eux ;
« Que notre renommée ploie ton âme à nous dire qui tu es , toi qui , vivant, meus sans danger tes pieds dans l'Enfer.
« Celui-ci , dont tu me vois suivre les traces, et qui tout nu et pelé va, fut d'un rang plus élevé que tu ne crois :
« Il fut petit-fils de la bonne Gualdrade; Guidoguerra3 était son nom, et durant sa vie, beaucoup il fit avec la tête et avec l'épée.
298 CANTO DECIMOSESTO.
14 L' altro ch' appresso me l'arena trita, È Tegghiaio Aldobrandi , la cui voce Nel mondo su dovrebbe esser gradita.
15 E io , che posto son con loro in croce , Iacopo Rusticucci fui : e certo
La fiera moglie più ch' altro mi nuoce.
16 S'io fussi stato dal fuoco coverto, Gittato mi sarei tra lor disotto ;
E credo che '1 Dottor Y avria sofferto :
17 Ma perch' io mi sarei bruciato e cotto , Yinse paura la mia buona voglia ,
Che di loro abbracciar mi facea ghiotto.
18 Poi cominciai : Non dispetto, ma doglia La vostra condizion dentro mi fisse Tanto, che tardi tutta si dispoglia,
19 Tosto che queslo mio Signor mi disse Parole, per le quali io mi pensai , Che, quai voi siete, tal gente venisse.
20 Di vostra terra sono ; e sempre mai L' ovra di voi e gli onorati nomi Con affezion ritrassi ed ascoltai.
21 Lascio lo fêle, e vo pei dolci pomi Promessi a me per lo verace Duca;
Ma fmo al centro pria convien ch' io tomi.
« L'autre qui foule le sable après moi, est Tegghiajo Aldobrandi \ dont le nom devrait être cher dans le monde.
« Et moi , qui avec eux suis en croix , je fus Jacopo Rusticucci5, et, certes, plus que tout m'a nui ma femme revêche. »
Si j'eusse été à l'abri du feu, je me serais jeté en bas parmi eux , et je crois que le Maître l'eût souffert.
Mais, parce que je me serais brûlé et grillé, la peur vainquit le bon vouloir, qui de les embrasser me rendait avide.
Puis je commençai : — Non du dédain, mais une douleur si grande que tard s'éteindra-t-elle, m'inspira votre condition,
Lorsque le Maître me dit des paroles par lesquelles je compris que venaient des gens tels que vous.
Je suis de votre pays; et toujours vos œuvres et vos noms honorés j'écoutai et me rappelai avec amour.
Je laisse le fiel , et vais pour les doux fruits 6 à moi promis par le Guide véridique; mais jusqu'au centre il faut avant que je plonge.
200 CANTO DECTMOSESTO.
22 Se lungamente l'anima conduca
Le membra tue, rispose quegli allora, E se la fama tua dopo te luca,
23 Cortesia e valor, di, se dimora Nella nostra città si come suole, 0 se del tutto se n'è gito fuora?
24 Chè Guglielmo Borsiere, il quai si duole Con noi per poco, e va là coi compagni, Assai ne crucia colle sue parole.
25 La gente nuova, e i subiti guadagni, Orgoglio e dismisura han generata, Fiorenza, in te, si che tu già ten piagni.
26 Gosi gridai colla faccia levata :
E i tre che ci 6 inteser per risposta, Guatar l'un l'altro, com'al ver si guata.
27 Se P altre volte si poco ti costa , Risposer tutti, il soddisfare altrui, Felice te, che si parli a tua posta.
28 Perô se campi d' esti luoghi bui , E torni a riveder le belle stelle, Quando ti gioverà dicere : lo fui ;
29 Fa che di noi alla gente favèlle : Indi rupper la ruota, ed a fuggirsi Aie sembiaron le lor gambe snelle. '
« Que longtemps l'âme conduise tes membres, répondit alors celui-là, et qu'après toi luise ta renommée.
« Mais dis-nous si la vaillance et la courtoisie continuent d'habiter notre ville, ou si tout à fait elles en sont parties.
« Guillaume Borsieri 7, qui depuis peu gémit avec nous, et avec les autres s'en va là, nous a, par ce qu'il nous a dit, contristés beaucoup. »
— La gent nouvelle et les gains subits ont, ô Florence, engendré en toi tant d'orgueil et d'excès, que déjà tu en pleures.
Ainsi m'écriai -je, la face levée; et les trois qui ouïrent cette réponse se regardèrent l'un l'autre, comme on regarde à l'aspect du vrai.
« Si, à chaque fois, répondirent- ils tous, il t'en coûte si peu pour satisfaire autrui, heureux es-tu de pouvoir ainsi parler à ton gré.
« Cependant si tu sors de ces sombres lieux et revois encore les beaux astres, quand joyeux tu diras : Je fus là,
« Fais qu'en ton discours nous soyons. » Lors ils rompirent la roue, et, fuyant, leurs jambes agiles semblèrent des ailes.
202 CANTO DECIMOSESTO.
30 Un ammen non saria potuto dirsi Tosto cosi , corn' ei furo spariti :
Per che al Maestro parve di partirsi.
31 Io lo seguiva, e poco eravam iti , Che '1 suon dell'acqua n'era si vicino, Che per parlar saremmo appena uditi.
52 Corne quel fiume , c' ha proprio cammino Prima da monte Veso in ver levante Dalla sinistra costa d' Àpennino ,
33 Che si chiama Acquacheta suso, avante Che si divalli giù nel basso letto,
E a Forli di quel nome è vacante ,
34 Rimbomba là sovra San Benedetto Dall'alpe, per cadere ad una scesa, Ove dovria per mille esser ricetto;
35 Cosi , giù d' una ripa discoscesa , Trovammo risonar quell' acqua tinta ,
Si che in poc'ora avria l'orecchia offesa.
36 Io avea una corda intorno cinta, E con essa pensai alcuna volta Prender la lonza alla pelle dipinta.
37 Poscia che l'ebbi tutta da me sciolta, Si come '1 Duca m' avea comandato, Porsila a lui aggroppata e ravvolta.
Avant qu'amen on eût pu dire, ils avaient disparu : sur quoi le Maître jugea bon de partir.
Je le suivais, et peu encore nous avions marché, quand le bruit de l'eau devint si proche, qu'à peine eussions-nous pu nous entendre parler.
Comme ce fleuve qui , par son propre chemin , coule d'abord du mont Viso vers le Levant8, à gauche de l'Apennin,
Et qui s'appelle Acquacheta avant de descendre dans son lit inférieur, puis change de nom à Forli9,
Bruit en tombant des Alpes, au -dessus de San- Benedetto10, où mille devraient trouver une demeure :
Ainsi, en tombant d'une roche escarpée, cette eau noire bruissait tellement, qu'en peu de temps l'oreille en serait blessée.
J'étais ceint d'une corde avec laquelle j'avais plus d'une fois eu la pensée de prendre la panthère au poil tacheté11.
Après l'avoir détachée de moi, comme me l'avait commandé mon Maître, je la lui tendis rassemblée et roulée ;
204 CANTO DECIMOSESTO.
38 Ond' ei si volse in ver lo destro lato, E alquanto di lungi délia sponcla
La gittô giuso in quell'alto burrato.
39 E pur convien che novità risponda , Dicea fra me medesmo, al nuovo cenno Che '1 Maestro con rocchio si seconda.
40 Ahi quanto cauti gli uoniini esser denno Presso a color, che non veggon pur l'opra Ma per entro i pensier miran col senno !
41 Eî disse a me : Tosto verra di sopra
Ciô ch' io attendo ; e che il tuo pensier sogna Tosto convien ch' al tu viso si scopra.
42 Sempre a quel ver c' ha faccia di menzogna De' F uom chiuder le labbra quant' ei puote , Perô che senza colpa fa vergogna ;
AS
Ma qui tacer noi posso : e per le note Di questa Gommedïa, lettor, ti giuro, S' elle non sien di lunga grazia vote ,
44 Ch' io vidi per quell' aer grosso e scuro Venir notando una figura in suso, Meravigliosa ad ogni cor sicuro ;
45 Si come torna colui che va giuso Talora a solver âncora, ch' aggrappa
0 scoglio od altro che nel mare è chiuso,
Che 'n su si stende, e da piè si rattrappa,
Et lui, s' étant détourné à droite, la lança un peu loin du bord, clans le profond gouffre.
— Il convient, certes, disais-je en moi-même, que quelque chose nouvelle réponde à ce nouveau signal, qu'ainsi de l'œil seconde le Maître12.
Oh ! que circonspects devraient être les hommes avec ceux qui ne voient pas seulement l'acte, mais dont l'intelligence découvre au dedans les pensées!
Il me dit : — Tout à l'heure, en haut, va venir ce que j'attends et ce que songe ta pensée : il convient que bientôt ta vue l'aperçoive.
Toujours, autant qu'il peut, l'homme doit clore ses lèvres à ce vrai qui ressemble au mensonge; car, sans faute aucune, il attire la honte :
Mais ici je ne puis le taire, et par les vers de cette Comédie13, par mon désir que longtemps ils plaisent, je te jure, Lecteur,
Qu'à travers l'air épais et sombre, je vis monter, nageant, une figure qui aurait troublé le cœur le plus ferme ;
Semblable à celui qui, ayant plongé pour dégager l'ancre retenue par un rocher ou quelque autre empêchement caché dans la mer,
Étend les bras et le corps, ramenant à soi les pieds.
CANTO DECIMOSETTIMO
1 Ecco la fiera con la coda aguzza ,
Che passa i monti , e rompe mura ed armi ; Ecco colei che tutto '1 mondo appuzza.
2 Si comincio lo mio Duca a parlarmi , Ed accennolle che venisse a proda , Vicin o al fin de' passeggiati marmi :
3 E quella sozza imagine di frocla ,
Sen venne, ed arrivé la testa e '1 busto; Ma in su la riva non trasse la coda.
à La faccia sua era faccia d' uom giusto ; Tanto benigna avea di mor la pelle ; E d'un serpente tutto l'altro fusto.
5 Duo branche avea pilose infin l'ascelle : Lo dosso e '1 petto ed ambedue le coste Dipinte avea di nodi e di rotelle.
— Voilà la bête1 à la queue affilée, qui traverse les montagnes, brise les murs et les armes : voilà celle qui infecte le monde entier.
Ainsi mon Guide commença de me parler, et il lui fit signe d'aborder aux rochers où nous marchions.
Et cette difforme image de la fraude atterrit de la tète et du buste, mais sur la rive elle ne tira point la queue.
Sa face était celle d'un homme juste, si bénigne en était l'apparence, et le corps en bas était d'un serpent.
Elle avait, au-dessous des aisselles, des pattes velues; sur le dos, la poitrine et les deux côtés, des lacs peints et des boucliers.
208 GANTO DECIMOSETTIMO.
6 Con più color sommesse e soprapposte Non fer mai in drappo Tartan ne Turchi, Ne fur tai tele per Aragne imposte.
7 Corne tal volta stanno a riva i burchi , Che parte sono in acqua e parte in terra; E corne là tra li Tedeschi lurchi
8 Lo bevero s' assetta a far sua guerra ; Cosi la fiera pessima si stava
Su l'orlo che, di pietra, il sabbion serra.
9 Nel vano tutta sua coda guizzava , Torcendo in su la venenosa força
Che a guisa di scorpion la punta armava.
10 Lo Duca disse : Or convien che si torca La nostra via un poco infino a quella Bestia malvagia che cola si corca.
11 Perô scendemmo alla destra mammella, E dieci passi femmo in sullo stremo Per ben cessar la rena e la fiammella :
12 E quando noi a lei venuti semo , Poco più oltre veggio in su la rena Gente seder propinqua al luogo scemo.
13 Qnivi '1 Maestro : Acciocchè tutta piena Esperienza d'esto giron porti,
Mi disse, or va, e vedi la lor mena.
Jamais les Tartares et les Turcs ne couvrirent une étoffe de tant de couleurs, dessus, dessous, et jamais Arachné ne tendit de telles toiles.
Comme quelquefois les barques stationnent sur le rivage, partie dans l'eau, partie à terre, et comme, chez les Allemands gloutons ,
Le castor se dispose pour sa chasse 2 ; ainsi la bête mauvaise s'étendait sur le bord des rochers qui enserrent le sable ;
Elle aiguisait sa queue dans le vide, tordant en haut la fourche vénéneuse, armée de dard comme celle du scorpion.
Le Maître dit : — Il convient que maintenant notre route se détourne un peu vers cette méchante bête couchée là.
Pour cela , nous descendîmes à droite , et fîmes dix pas le long du précipice pour éviter le sable et les flammes.
Et quand nous fûmes arrivés à elle, un peu plus loin sur le sable, je vis des gens assis près du gouffre.
Ici le Maître : — Afin que tu remportes une pleine connaissance de cette enceinte, va, me dit-il, et vois leur état.
210 CANTO DECIMOSETTIMO.
14 Li tuoi rag'ionamenti sien là corti , Mentre che torni parlera con questa , Che ne concéda i suoi omeri forti.
15 Cosi ancor su per la strema testa Di quel settimo cercbio , tutto solo Andai, ove sedea la gente raesta.
16 Per gli occhi fuori scoppiava lor duolo ; Di qua , di là soccorrien con le mani , Quando a'vapori, e quando al calclo suolo.
17 Non altrimenti fan di state i cani ,
Or col ceffo, or col piè, quando son morsi 0 da pulci o da mosche o da tafani.
18 Poi che nel viso a certi gli occhi porsi, Ne' quali il doloroso fuoco casca ,
Non ne conobbi alcun ; ma io m'accorsi
19 Che dal collo a ciascun pendea una tasca, Ch'avea certo colore e certo segno ,
E quindi par che il loro occhio si pasca.
20 E corn' io riguardando tra lor vegno , In una borsa gialla vidi azzurro , Che di lione avea faccia e contegno.
21 Poi procedendo di mio sguardo il curro , Vidine un' altra più che sangue rossa Mostrare un' oca bianca più che burro.
Que , là , tes entretiens soient brefs : en attendant ton retour, à celle-ci je parlerai, pour qu'elle nous prête ses fortes épaules.
Ainsi, encore en haut, sur l'extrême limite clu septième cercle, tout seul j'allais là où assise était la gent triste 3.
Par les yeux au dehors éclatait leur douleur : d'ici, de là, ils s'abritaient avec les mains, tantôt contre le souffle embrasé, tantôt contre l'ardeur du sol :
Comme, avec les pieds et le museau , en été font les chiens, quand ils sont mordus par les puces, les mouches ou les taons.
Ayant fixé les yeux sur le visage de quelques-uns sur qui tombait le feu cuisant, je n'en reconnus aucun.
Mais j'avisai qu'au cou de chacun pendait une bourse diverse de couleur, et marquée d'un signe divers : et leur œil semblait s'en repaître.
Et comme, en regardant, parmi eux j'allais, dans une bourse jaune je vis en azur ce qui avait la face et le port d'un lion u.
Puis, continuant de regarder, je vis une autre bourse, rouge comme du sang, montrer une oie plus blanche que le lait5.
212 CANTO DECIMOSETTIMO.
22 Edun, che'd'una scrofa azzurra e grossa Segnato avea lo suo sacchetto bianco, Mi disse : Ghe fai tu in questa fossa?
23 Or te ne va : e perché se' vivo anco , Sappi che '1 mio vicin Vitaliano Sederà qui dal mio sinistro fi anco.
2/t Gon questi Fiorentin son Padovano ; Spesse fiate m'intronan gli orecchi, Gridando : Yegna il cavalier sovrano ,
25 Ghe recherà la tasca coi tre becchi : Quindi storse la bocca, e di fuor trasse La lingua, corne bue che '1 naso lecchi.
26 Ed io, temendo nol più star crucciasse Lui che di poco star m' avea ammonito , Torna' mi indietro dall' anime lasse.
27 Trovai lo Duca mio ch' era salito Già sulla groppa del fiero animale,
E disse a me : Or sie forte ed ardito.
28 Ornai si scende per si fatte scale : Monta dinanzi, ch'io voglio esser mezzo . Si che la coda non possa far maie.
29 Quale colui , ch' è si presso al riprezzo Délia quartana, c' ha già i'unghie smorte E triema tutto pur guardando il rezzo ;
CHxVNT DIX-SEPTIEME. 213
Et un qui, dans un sachet blanc, avait pour signe une grosse laie azur6, me dit : « Que fais-tu dans cette fosse?
« Va-t'en ; et puisque encore tu vis, sache que mon voisin Vitalien 7 s'assiéra ici à ma gauche.
« Parmi ces Florentins, je suis Padouan. Souvent ils m'assourdissent les oreilles , criant : « Vienne le cavalier souverain,
« Qui apportera la bourse aux trois becs8! » Ensuite il tordit la bouche et tira la langue, comme un bœuf qui lèche ses naseaux.
Et moi, craignant que rester plus longtemps ne courrouçât celui qui m'avait averti de peu m' arrêter, je m'éloignai de ces âmes misérables.
Je trouvai mon Maître qui déjà était monté sur la croupe de l'horrible animal; il me dit : — Maintenant, sois fort et hardi.
On descend désormais par cet escalier : monte devant ; je veux être au milieu , pour que la queue ne te puisse faire de mal.
Tel que celui qui est si près du frisson de la fièvre quarte, que déjà ses ongles sont pâles, et qu'il tremble à l'attente seule du froid :
-214 CANTO DECIMOSETTIMO.
30 Tal divenn' io aile parole porte ;
Ma vergogna mi fer le sue minacce , Che innanzi a buon signor fa servo forte.
31 Io m'assettai in su quelle spallacce : Si volli dir, ma la voce non venue Com'io credetti : Fa che tu m'abbracce.
32 Ma esso ch'altra volta mi sovvenne Ad altro , forte , tosto ch' io montai , Con le braccia m'avvinse e mi sostenne :
53 Ë disse : Gerion , moviti omai :
Le ruote larghe, e lo scender sia poco : Pensa la nuova soma che tu liai.
34 Corne la navicella esce di loco
In dietro in dietro ; si quindi si toise ; E poi ch' al tutto si senti a giuoco ,
35 Là V era il petto , la coda rivolse,
E quella tesa, corne anguilla, mosse, E con le branche F aère a se raccolse.
36 Maggior paura non credo che fosse, Quando Fetonte abbandonô li freni, Perché '1 ciel, corne pare ancor, si cosse
37 Ne quand' Icaro misero le reni Senti spennar per la scaldata cera , Gridando il padre a lui : Mala via tieni;
Tel devins -je après ces paroles ; mais ce qu'elles avaient de menaçant m'inspira cette honte qui, devant un maître intrépide, rend un serviteur courageux.
Je m'assis sur ces larges épaules; et comme je voulus dire : « Soutiens-moi! » la voix ne vint pas, ainsi que je croyais.
Mais lui, dont la force, d'autres fois, en haut, m'avait secouru, dès que je montai, m'entoura et me soutint de ses bras.
Puis, il dit : — Gérion , va, maintenant! Que les cercles soient larges, et que la descente soit douce; pense à la charge nouvelle que tu portes.
Comme d'un lieu étroit sort la nacelle, peu à peu reculant, ainsi de là il sortit; et lorsque ensuite il se sentit tout à fait libre,
Où était la poitrine il tourna la queue, et allongeant celle-ci, comme une anguille il se mut, avec les pattes ramenant l'air à soi.
Quand Phaéton abandonna les rênes, par quoi le ciel , comme il paraît encore 9, s'enflamma ;
Ni quand le malheureux Icare sentit ses reins se dépouiller de plumes, à cause de la cire qui fondait, son père lui criant : « Tu tiens une mauvaise route ! »
216 GANTO DECIMOSETTIMO.
38 Che fu la mia , quando vidi ch'i'era Neir aer d' ogni parte , e vidi spenta Ogni veduta, fuor che délia fiera.
39 Ella sen va notando lenta lenta ;
Ruota e discende , ma non me n'accorgo, Se non eh' al viso , e di sotto mi venta.
40 I' sentia già dalla man destra il gorgo Far sotto noi un orribile stroscio, Perché con gli occhi in giù la testa sporgo.
41 Allor fu'io più timido allô scoscio : Perocch' io vidi faochi , e sentii pianti ; Ond' io tremando tutto mi raccoscio.
42 E vidi poi, chè nol vedea davanti,
Lo scendere e'1 girar, per li gran mali Che s' appressavan da diversi canti.
àb Corne' 1 falcon ch' è stato assai sull'ali, Che , senza veder logoro o uccello , Fa dire al falconiere : Oimè tu cali :
44 Discende lasso , onde si muove snello Per cento ruote , e da lungi si pone Dal suo maestro disdegnoso e fello :
45 Cosi ne pose al fondo Gerione
A piede a piè délia stagliata rocca, E, discarcate le nostre persone,.
Si dileguo, corne da corda cocca.
Je ne crois pas que la peur ait été plus grande que ne fut la mienne, lorsque je me vis cle toutes parts dans l'air, sans découvrir autre chose que la bête :
Elle s'en va nageant, doucement, doucement, tourne et descend, et point ne m'en apercois-je, si ce n'est au vent qui monte et me frappe le visage.
Déjà j'entendais, au-dessous de nous, à main droite, l'horrible fracas de l'abîme; ce pourquoi en bas avec la tête j'avance les yeux.
Alors plus cle crainte m'inspira le gouffre, voyant des feux et entendant des pleurs, d'où tout tremblant je me raccroupis.
Et je vis, ce qu'avant je ne voyais pas, le descendre et le tourner, par les grands maux qui cle divers côtés s'approchaient.
Comme le faucon qui, sans voir ni leurre ni oiseau, ayant longtemps volé, fait dire au fauconnier : « Hélas ! tu baisses ! »
Descend fatigué de là où , agile , il décrivait cent cercles, et, triste et chagrin, se pose loin du maître :
Ainsi, dans le fond, au pied cle la roche escarpée, nous déposa Gérion, et de nous s' étant déchargé,
S'éloigna comme la flèche de la corde.
CANTO DECIMOTTAVO
1 Luogo è in inferno, detto Malebolge, Tutto di pietra di color ferrigno, Corne la cerchia che d'intorno il volge.
2 Nél ditto mezzo del campo maligno Vaneggia un pozzo assai largo e profonde), Di cui suo loco dicerô l'ordigno.
3 Quel cinghio che rimane adunque è tondo Tra '1 pozzo e'1 piè dell'alta ripa dura. Ed ha distinto in dieci valli il fondo.
h Quale, dove per guardia délie mura Più e più fossi cingon li castelli , La parte dov'ei son rende figura;
5 Taie imagine quivi facean quelli.
E corne a tai fortezze dai lor sogli Alla ripa di fuor son ponticelli ;
Il est en Enfer un lieu appelé Malebolge1, tout de pierre couleur de fer, comme le cercle qui F entoure.
Droit au milieu de la campagne maligne, s'ouvre béant un puits large et profond, dont, en son lieu, on dira la stucture.
L'espace, de forme ronde, entre le puits et la haute rive solide, était, en descendant au fond, divisé en dix retranchements.
Tels que les châteaux autour desquels on creuse, pour la défense des murs, de nombreux fossés, qui rendent sûre la partie qu'ils ceignent ;
Tels paraissaient là ces retranchements; et comme, en de pareilles forteresses, des seuils2 à la rive sont de petits ponts,
220 CANTO DECniOTTAYO.
6 Cosi da imo délia roccia scogli Movién, che recidean gli argini e i fossi Infmio al pozzo, che i tronca e raccogli.
7 In questo luogo, dalla schiena scossi Di Gerioii, trovammoci; e il Poeta Tenne a sinistra, e io dietro mi mossi.
8 Alla man destra vidi nuova piéta ; Nuovi tormenti e nuovi frustatori , Di che la prima bolgia era repleta.
9 Nel fou do erano ignudi i peccatori :
Dal mezzo in qua ci venian verso '1 volto, Di là con noi, ma con passi maggiori :
10 Corne i Roman, per Tesercito molto, L'anno del Giubbileo, su per lo ponte Hanno a passar la gente modo tolto ;
11 Che dall'un lato tutti hanno la fronte Verso '1 castello, e vanno a Santo Pietro, Dall'altra sponda vanno verso '1 monte.
12 Di qua, di là, su per lo sasso tetro Vidi dimon cornuti con gran ferze, Che li battean crudel mente di rétro.
13 Ahi corne facén lor levar le berze Aile prime percosse! e già nessuno Le seconde aspettava ne le terze.
Ainsi du pied du précipice partent des rochers, qui coupent les remparts et les fossés jusqu'au puits, où tronqués ils s'arrêtent.
Secoués du dos de Gérion, nous nous trouvâmes en ce lieu. Le Poëte prit à gauche, et derrière lui je marchai.
A main droite, je vis avec une nouvelle pitié des tourments nouveaux et de nouveaux tourmenteurs, dont la première bolge était pleine.
Au fond étaient les pécheurs nus : du milieu, d'un côté, ils venaient le visage vers nous; de l'autre, ils allaient comme nous, mais à plus grands pas3 :
Comme les Romains, à cause de la foule, l'année du Jubilé, ont réglé la manière de passer sur le pont ;
Tous, d'un côté, ont le front vers le château, et vont à Saint-Pierre, et de l'autre côté vers le mont4.
D'ici, de là, sur les noirs rochers, je vis des démons cornus qui, avec de grands fouets, les frappaient cruellement par derrière.
Ah! comme aux premiers coups, ils les faisaient lever les jambes! Aucun n'attendait ni les seconds ni les troisièmes.
%n GANTO DECIMOTTAVO.
u Mentr'io andava, gli occhi miei in uno Furo scontrati ; ed io si tosto dissi : Già di veder costui non son digiuno.
15 Perciô a figurarlo i piedi affissi : E'1 dolce Duca meco si ristette,
E assenti ch'alquanto indietro gissi.
16 E quel frustato celar si credette Bassando '1 viso, ma poco di valse :
Ch'io dissi : Tu che l'occhio a terra getter
17 Se le fazion che porti non son false, Venedico se' tu Caccianimico ;
Ma che ti mena a si pungenti salse?
18 Ed'egli a me : Mal volentier lo clico; Ma sforzami la tua chiara favella, Che mi fa sovvenir del mondo antico.
19 Y fui colui , che la Ghisola bella Gondussi a far la voglia del Marchese, Corne che suoni la sconcia novella.
20 E non pur io qui piango Bolognese : Anzi n'è questo luogo tanto pieno, Ghe tante lingue non son ora apprese
21 A dicer sipa tra Savena e'1 Reno : E se di cio vuoi fede o testimonio, Recati a mente il nostro avaro seno.
Pendant que j'allais , mes yeux rencontrèrent l'un d'eux, et aussitôt je dis : — Ce n'est pas la première fois que je vois celui-ci.
Ce pourquoi je m'arrêtai pour le regarder, et mon doux Maître avec moi s'arrêta, et consentit à ce qu'un peu je retournasse en arrière.
Ce fustigé croyait se celer en baissant la tête, mais peu lui servit : — Toi, lui dis-je, qui fixes l'œil à terre,
Si tes traits ne sont pas menteurs, tu es Venedigo Caccianimico0. Mais qu'est-ce qui te vaut de si cuisantes peines?
Et lui à moi : « Mal volontiers le dis-je ; mais m'y contraint ton clair langage5, qui me fait souvenir du monde ancien.
« Je fus celui qui induisit la belle Ghisola à faire ce que voulait le marquis, quoi que dise une fausse rumeur 7.
« Et je ne suis pas le seul Bolonais qui pleure ici : ce lieu en est si plein, qu'il y a maintenant moins de langues exercées
« A dire sipas, entre la Savène et le Reno; et si de cela tu veux un témoignage certain, rappelle-toi notre cœur avare. »
U\ GANTO DECIMOTTAVO.
22 Gdfei parlando il percôsse un demonio
Délia sua scuriada. e disse : Via, Ruffian, qui non son féminine da conio.
23 Io mi raggiunsi con la s cor ta noia : Poseia con pochi passi divenimmo.
Dove uno scoglio délia ripa uscia.
2^ Assai leggieramente quel salimmo.
E volti a désira sopra la sua scheggia , Da quelle cerchie eterne ci partimmo..
25 Ouando noi fummo là. dov'ei vaneggia Di sotto. per dar passo agli sferzati.
Lo Duca disse : Attendi. e fa che fe°;°;ia
CCJ
26 Lo viso in te di questi altri malnati. A' quali ancor non vedesti la faccia.
Perocchè son con noi insieme andati.
27 Dal vecchio ponte guardavam la traccia.
Che venia verso noi dall'altra banda.
E che la ferza similmente scaccia.
25 II buon Maestro, senza mia di manda,
Mi disse : Guarda quel grande che viene, E per dolor non par la grima spanda :
29 Quanto aspetto reale ancor ritiene!
Quelli è Jason . che per cuore e per senno Li Colchi del mouton privati ï^ne.
Comme il parlait ainsi , un démon le frappa de sa lanière, et dit : « Va, rufien, il n'y a point ici de femmes dont on trafique ! »
Je rejoignis mon Guide , et , en peu de pas , nous vînmes là où de la rive partait un rocher.
Facilement nous montâmes, et, tournant à droite sur cette roche escarpée , de ces cercles éternels nous sortîmes.
Quand nous fûmes à l'endroit où en dessous se fait un vide, pour donner passage aux fustigés, le Maître dit : — Arréte-toi, et que tes regards se portent
Sur ces autres mal nés, dont tu n'as pas encore vu la face , parce que avec nous ils allaient 9.
Du vieux pont, nous regardions la bande qui venait vers nous de l'autre côté, et que pareillement le fouet déchire.
Et le bon Maître, sans aucune mienne demande, me dit : — Regarde ce grand qui vient, à qui la dou. leur n'arrache pas une larme :
Quel royal aspect il conserve encore! C'est Jason, qui, par force et par ruse, ravit aux Colchidiens la Toison.
226 CANTO DECIMOTTAVO.
30 Egli passô per l'isola di Lenno , Poi che le ardite femmine spietate Tutti li maschi loro a morte dienno.
31 Ivi con segni e con parole ornate lsifile inganno, la giovinetta,
Che prima l'altre avea tutte ingannate.
32 Lasciolla quivi gravida e soletta :
Tal colpa a tal martirio lui condanna; Ed anche di Medea si fa vendetta.
33 Con lui sen va chi da tal parte inganna : E questo basti délia prima valle Sapere, e di color che in se assanna.
34 Già. eravam là've lo stretto calle Con Fargine secondo s'incrocicchia, E fa di quello ad un altr'arco spalle.
35 Quindi sentimmo gente che si nicchia Nell'altra bolgia, e che col muso sbuffa, E se medesma con le palme picchia.
36 Le ripe eran grommate d'una muffa Per F alito cli giù che vi si appasta, Che con gii occhi e col naso facea zuffa.
37 Lo fondo è cupo si , che non ci basta
L' occhio a veder senza montare al dosso Déll'arco, ove lo scoglio più sovrasta.
CHANT DIX-HUITIÈME. m
Il passa par Lemnos, après que les femmes, hardies et sans pitié, y eurent mis tous les hommes à mort.
Avec des gages et de décevantes paroles, il trompa la jeune Hypsipyle10, qui avait la première trompé toutes les autres w ;
Et là, toute seule, enceinte il la laissa. Un tel crime le condamne à un tel supplice; et de Médée aussi s'accomplit la vengeance.
Avec lui vont ceux qui usent de la même fraude. Pas n'est besoin d'en savoir plus de la première enceinte , et de ceux qui y sont tourmentés.
Déjà nous étions là où l'étroit sentier croise le second rempart, et forme une voûte d'une arche à l'autre.
Là nous ouïmes la gent qui gémit dans l'autre bolge12, et s'ébroue, et se déchire de ses propres mains.
Les rives, par l'haleine qui d'au-dessous monte et s'y épaissit, étaient recouvertes d'une croûte moisie, qui rebute les yeux et le nez.
Si avant est le fond, que d'aucun lieu on ne le peut voir, sans monter sur le haut de l'arche, où le rocher est le plus à pic.
228 CANTO DECIMOTTAVO.
38 Quivi venimmo, e quindi giù nel fosso Vidi gente attuffata in uno sterco, Ghe dagli aman privati parea mosso.
39 E mentre eh' io laggiù con Y occhio cerco , Vidi un col capo si di merda lordo,
Ghe non parea s'era laico o cherco.
40 Quei mi sgridô : Perché se' tu si ingordo Di riguardar più me che gli altri brutti? E io a lui : Perché, se ben ricordo,
41 Già t' ho veduto coi capelli asciutti , E sei Alessio Interminei da Lucca :
Perô t'adocchio più che gli altri tutti.
42 Ed egli allor, battendosi la zucca : Quaggiù m' hanno sommerso le lusinghe, Ond' io non ebbi mai lingua stucca.
43 Appresso ciô lo Duca : Fa che pinghe, Mi disse, un poco il viso più avante,
Si che la faccia ben con gli occhi attinghe
44 Di quella sozza scapigliata fante,
Che là si graffia con 1' unghie merdose, Ed or s' accoscia, ed ora è in piecle stante.
45 Taida è, la puttana, che rispose
Al drudo suo, quanclo disse : Ho io grazie Grandi appo te? Anzi meravigliose.
E quinci sien le nostre viste sazie.
Là nous vînmes , et de là , en bas dans la fosse , je vis des gens plongés clans une mare d'excréments qui des privés semblaient être tirés.
Et pendant que de l'œil je cherche dans cette fosse , j'en vis un dont la tête était si salie d'ordures, qu'on ne pouvait reconnaître s'il était laïque ou clerc.
Grondant, il me dit : « Pourquoi plus avidement me regardes -tu que les autres souillés? » Et moi à lui : — Parce que, si bien m'en souviens- je,
Je t'ai déjà vu avec des cheveux secs, et tu es Alexis Interminei13, de Lucques; pour cela, je te regarde plus cjue les autres.
Et lui alors, se frappant le crâne : « Ici bas m'ont plongé les flatteries dont ma langue jamais ne fut lasse. »
Après cela, le Maître : — Porte ta vue, me dit-il , un peu plus avant, de sorte que tes yeux discernent bien la figure
De cette sale servante14 échevelée, qui là s'égratigne avec ses ongles embrenés, et tantôt s'accroupit, tantôt se tient debout :
C'est Thaïs, la courtisane, qui, lorsque son amant lui dit : « Ne me dois-tu pas de grandes grâces? » lui répondit : « De merveilleuses , même 15. »
Que de cette enceinte notre vue soit rassasiée.
CAISTO DECIMONONO
1 0 Simon ma go , o miseri seguaci , Che le cose di Dio , che di bontate Deon essere spose, e voi râpa ci
2 Per oro e per argento adulterate ;
Or convien che per voi suoni la tromba . Perocchè nella terza bolgia state.
3 Già eravamo, alla seguente tomba Montati, dello scoglio in quella parte, Gh'appunto sovra mezzo'l fosso piomba.
0 somma Sapienza, quanta è Tarte
Che mostri in cielo, in terra e nel mal mondo,
E quanto giusto tua virtù comparte !
Io Vidi per le coste e per lo fondo
Piena la pietra livida di fori
D: un largo tutti , e ciascuno era tondo.
O Simon le magicien ! ô misérables qui suivez ses traces! vous dont la rapacité prostitue, pour de For et pour de l'argent, les choses de Dieu,
Épouses1 destinées aux bons; il convient que pour vous sonne maintenant la trompette, puisque vous êtes dans la troisième bolge 2.
Déjà nous étions montés à l'autre arche, en cette