M. deBuuakl
Dli LAMENNAIS. 297
laissent faire. Les ténèbres sont sur la surfiice de l'abînio. Y aura-t-il un Jîaf lu.r? Diou seul le sait.
Je suis ravi d'aioprendro que vous êtes en relation avec le Nonce. Vous l'avez parfaitement jugé : c'est un homme d'un grand sens, d'un connnerce sûr, d'un caractère fort doux, qui coiniait bien l'état de l'Europe, cl qui ferait l)eaucoup de bien, s'il était possible d'en faire aujourd'hui. Partout on est en attente, en crainte même (pour nommer tout crûment ce que M. de Maistrc appelle h froide déesse), et personne n'ose ouvrir l'ère de la vérité. Cela est encore, sans doute, dans les desseins de Dieu. Quelque chose doit se faire qui n'est pas fait. Je baisse la tête et j'adore.
A quoi bon vous redire, monsieur le marquis, avec combien de respect et de tendresse je vous suis dévoué ?
Le (6 novembre 1SÎ7.
Je vois d'ici tous les chagrins, toutes les inquiétudes, toutes les tracasseries qui vous environnent, ou plutôt je les sens comme si j'étais là. Cela ne fait que redoubler mon désir de ce que vous avez cru possible un moment, et qui le redeviendra, j'espère '. Cependant, soumission parfaite là-dessus, ainsi que sur tout le reste. Si nous nous remuons trop dans la main de Dieu, il nous laisse tomber. Cela vaut bien la peine d'y prendre garde.
Je ne connais point M. Lacroix, mais je connais è loginquo M. l'abbé de Retz, et je ne suis pas encore revenu de l'étonnement que j'éprouvai en apprenant qu'on l'envoyait juger des procès à Rome. Il y a sans doute des grâces d'état, mais il faudra que la sienne soit forte. Enfin, il faut que notre pauvre France soit à peu près également bien représentée partout. Elle est en ce moment dans la crise très-vive des élections. Il est ditïicile d'en prévoir d'avance exactement le