La comtesse Riccini, très-probablement
NOTKS F.T SOUVRNIRS. xi.ix
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Dans uiU' autre lettre, abordant un sujet moins ;;ravc :
« L'hommaiïe qae vous rondoz à Manzoni m'enchanto, écrit-elle. J'ai reçu dernièrement une lettre charmante du comte Xavier de M. qui se plaint de la longueur de \a famine et de la peste. Mais ces deux tableaux me paraissent, en eux-mêmes, de tels chefs-d'œuvre que je leur passe volontiers d'éclipser Renzo^
Que j'admire vos progrès en italien! Que je voudrais lire avec vous le Dante ([ue vous possédez si parfailem(>nt ! Connaissez-vous Foscaiini? C'est une fort belle tragédie, d'une tendance détestable, mais écrite avec une verve entraînante. Il faut aussi que je tâche de vous envoyer Rezla. poème religieux et philosophique, hy mynoble and learned friend, Deodata Saluzzo Roëro. Il renferme de grandes beautés, quoiqu'un peu dilïus.
En voila assez, d'italien. J'ai à vous conter, en fiançais, un événement fort triste : Papa est allé avant-hier, à quatre heures p. -m. (de l'après-midi) faire une course d'afTaires. Il a bronché sur un escalier obscur, il est tombé sur le genou, et a donné de la niiichoire supérieurecontreune marche, etc., etc. Jugez de notre effroi et des grâces que nous avions à rendre à Dieu, qui n'a pas permis que cet accident eût des suites plus graves; ne nitnis ojj'endas ad lapidem pedevi tuum
Voici enfin un échantillon des gaietés de la comtesse Louise : «...Nous avons ici un Cahnouck ^sans doute l'envoyé de Russie)
1. "...Maintenant, à bon entendeur salut. La comtesse R. ajoute, dans la même lettre, que le bniit d'une certaine nomination au cardinalat s'étaut répandu dans Rome, quelqu'un osa bien y faire alkision, dans un entretien avec le Saint-Père lui-même, qui n'a donné aucune réponse quelconque. Il fut ensuite question de la promotion possible d'une autre personne qui déjà, par avance, avait acheté son costume. Sur quoi, Sa Sainteté ajouta : — Il peut bien vendre sa pourpre, de peur que les vers ne s'y niellent. Je puise beaucoup d'espérance dans ces renseignements, et j'ai voulu me liàter de vous conter tout cela moi-même. Quant à nous, etc., etc." — On peut s'assurer, en lisant la réponse de Lamennais (157, Paris, 26 novembre 1826), que ses vues d'ambition ne le tourmentaient guère : sa lettre est longue, et, relativement à ce qu'on vient de lire, ne renfemie que ces mots : « J'ai reçu exactement vos lettres... et je vous remercie des détails qu'elles contiennent. "