‹ Œuvres posthumes de F. LamennaisChapitre 148 sur 165 · Ordonnances du mois de juin · texte numérisé non relu

Ordonnances du mois de juin

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tombé , et la Gazette en est l'or^^anc; mais quelques bouches flétries auront beau répéter : 1682 ! elles ne trouveront point d Y'ohos. La fit'vre i,^allicane ressemble ii la fR'vre quarte qu'on n'a jamais deux l'ois. En vérité, c'est bien assez d'une.

Mes petites atlaires s'arrangent un peu : je viens d'acheter, près de Malestroit, une maison conmiode que j'irai, je crois, habiter après la Toussaint. J'y serai fort tran([uille; mais elle a besoin de quelques réparations avant d'être occupée. Je me trouverai là près de mon frère qui ne vient guère ici , et qui est fort souvent à Ploërmcl.

Vous n'apprendrez pas sans consolation un trait touchant de la miséricorde du bon Dieu. Il y a quinze jours , un jeune Anglais alla trouver, à Rennes, l'abbé Robrbachcr; ses premières paroles furent : Quœ est recta via salutis ? Ils causèrent quelque temps en latin, mais avec beaucoup de difficulté, à cause de la difïérence de prononciation. M. Rohrbacher lui donna une lettre pour moi ; ne sachant pas un mot de français, il eut bien de la peine à trouver la Chênaie. II alla d'abord à Saint-Malo , d'où on l'envoya à Dinard, sur la route de Saint-Brieuc. II revient, s'égare encore, et enfin nous arrive épuisé de fatigue : il a passé ici trois jours. Je n'ai jamais vu tant de droiture, de candeur et de zèle de Dieu. Il est reparti pour l'Angleterre , où il doit passer environ un mois pour régler quelques affaires , après quoi il reviendra pour se faire catholique et prêtre. Il fondait en larmes en s'en allant , et ne pouvait se décider à nous quitter, même pour si peu de temps. Je le recommande à vos prières , car des gTâces si peu communes exigent un retour bien parfait. Mille respects et mille tendresses.

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