M"« Amélie de Yitrolles
3. Toujours le Nonce du Pape. C'est de lui qu'il s'agit dans le dernier membre de phrase, et aussi dans le dernier alinéa de la lettre.
I)K LAMKNNAIS. 'm
du monde. Ma voisine seule m'a poussé du coude. J'ai eu un éclair de vanité. J'ai cm entendre le : <i Tais- toi, Jean- Jacques!... » Hélas! je crois qu'elle ne m'a pas compris non plus, et que ce n'était qu'une inadvertance.
J'en suis resté avec <( mon voisin » à nous saluer quand nous nous rencontrons, en échangeant quelques questions de santé. Il ne m'apprendrait rien , et tremblerait de tous ses membres barnabites que je lui apprisse quelque chose. Je ne perds donc pas mon temps, du moins à cela. Ce temps sera toujours bien et agréablement employé quand j\'?crirai à celui dont l'estime et l'amitié me consolent de tant d'amertumes et de sottes injustices...
A la Chênaie, le 7 novembre 1828.
Je suis, monsieur le marquis, entouré de malades, l'un desquels m'a domié et me donne encore de très-vives inquiétudes. II s'en faut beaucoup qu'au milieu de ces soucis continuels et de mille occupations qui s'y joignent, je sois moi-même bien portant. Voilà l'explication du retard que j'ai mis à vous remercier de votre souvenir si bon et si aimable. Si ma pauvre tête est épuisée, mon cœur ne le sera jamais pour vous, non plus que pour le cher petit Emmanuel, qui m'a écrit une lettre charmante, dont j'ai été fort touché; je vous prie de le lui dire. Je ne suis pas moins sensible aux bontés de M°* de Maccarthy, et je veux espérer que son séjour près de vous contribuera beaucoup à rétablir sa santé si frêle. Ce que vous me faites l'honneur de me dire touchant l'état de souffrance dans lequel vous l'avez retrouvée m'affecte bien péniblement. C'est le seul point sur lequel je ne saurais me consoler de sa ressemblance avec M"e de Vitrolles, dont je n'ai d'ailleurs aucunes nouvelles depuis assez longtemps. J'ignore encore de quelle manière notre ami s'arrange de son nouveau séjour'. Ce sont des habitudes toutes nouvelles à