A Rome
2. Billets d'affaires. Un seul a le 2.3 novcmbro pour date certaine.
de ij:ouveniomcnt. D'ailleurs tout va si vite que le dénouement ne saurait désormais être éloigné. Il parait certain qu'il a été tenu dernièrement un conseil privé dans lequel M. de Corbière a attaqué violemment les missions, <( qui portent, a-t-ildit, le trouble et le désordre dans toute la France, et qu'il faut soutenir avec des soldats, bumiliés d'être en quelque sorte les auxiliaires des prêtres. » M. de Clermont-Tonnerre a dû parler dans le sens opposé * . Il n'en a pas moins été rédigé une ordonnance qui défend toutes autres missions que les missions diocésaines, et encore faut-il qu'elles soient préalablement demandées par les autorités civiles. On assure que cette ordonnance, signée du roi, est en dépôt dans le portefeuille d'un ministre, et qu'on attend, pour la publier, le moment qui sera jugé le plus opportun.
D'un autre côté, le ministère des affaires ecclésiastiques et l'Université agissent de leur mieux dans le même sens. Le diocèse de Neversest au nombre de ceux qui souffi"ent le plus, faute de prêtres. L'évêque a demandé la permission d'ériger une seconde école ecclésiastique, indispensable pour en former proportionnellement aux besoins; mais, par malheur, il avait refusé de mettre son nom au bas de l'acte du 1 3 avril 2. En conséquence, refus de M. d'Hermopolis d'acquiescer à sa demande, et, parce qu'il s'avise d'avoir en religion la même doctrine ([ue le Pape, il faudra que le pauvre peuple se passe d'instruction, de sacrements et de tous moyens de salut. Voilà le zèle des gallicans! il est exemplaire, comme vous voyez. Les journaux vous auront appris le scandale que vient
1 . La trace de ces dissentiments, que la question religieuse faisait éclater au sein du parti royaliste, n'est nulle part plus évidente que dans l'attaque portée à la tribune par ^I. Agier contre l'Association pour la Propagation de la Foi 115 mai 1826). 11 y est dit, entre autres choses : « Par sou esprit inquisitorial, elle éloigne de la Religion et aiiéne les cœurs au roi... Elle ue craint pas d'attaquer les dévouements les plus absolus, de nier, de chercher à flétrir les services les plus incontestables... Et, le pire de tous les malheurs, c'e^t elle, elle seule, qrii n divisé les royalistes !... » M. Agier était magistrat, et un des membres les plus ardents du côté droit.
2. L'acte d'adhésion aux doctrines gallicanes, sollicité, nous l'avons dit plus haut, de l'épiscopat français, et qui avait reçu la publicité officielle du Moniteur.
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(If (loiHicr un vicaire de N.-l)., qui avait été niissionnairi; pendant (|uel(iue temps. Cet liomnie, repris, et niênie, (liton, suspendu par l'arc lie v(V|ue, à cause des désordres de sa conduite, vient de déclarer cpiil se faisait protestant; mais le malheureux proteste contre les UKeurs plus encore f(ue contre la loi, ce qui n'empêche pas les journaux impies, et le Courrier particulièrement, de triompher de son apostasie. Je me borne à vous raconter quehpies faits; mais que de choses j'aurais à vous dire sur notre position sociale considérée dans son ensemble! Un jour ^'iendra, j'espi're, où nous pourrons en causer il loisir. ]\Ia santé est toujours bien faible; je souftre constanunent. Mes ati'aires me tracassent et ne finissent point. Pour me consoler, je reçois de temps en temps des volumes d'outrajies de la part des personnes qui, pour prix de la confiance aveugle que j'ai eue en elles, m'ont trompé et ruiné. Voilà où j'en suis. Les moments que me laissent les aflaires, les souffrances et les fâcheux, je les emploie à rassembler les matériaux de l'ouvrage que j'ai annoncé. \ous avez reçu celui de l'abbé Gcrbet, et \'ous en aurez été contents. Il doit produire une vive impression sur l'esprit des vrais catholiques. Mandez-moi le jugement qu'on en portera là où vous êtes. Malgré les moyens de violence qu'on emploie contre elle, la vérité gagne tous les jours, et plus vite que je ne l'espérais. Voilà un mot pour le P. V.' que je vous prie d'avoir la bonté de lui faire parvenir. Mille hommages et mille tendresses.
Paris, 4 décembre 1826.
Votre dernière lettre est du 26 novembre, .l'ai reçu exactement les autres, et je crois vous l'avoir déjà mandé. Armezvous de courajie contre les peines; vous en aurez jusqu'au bout; vivre, c'est souffrir, et toute notre paix en cette misérable vie, dit \ I initation , consiste bien plus à supporter