‹ Œuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (volume 2)Chapitre 143 sur 213 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

taillés dans des rochers qui sont à la hauteur des Dues. On a beau frapper pour lui des médailles, il n'enlend rien à leurs emÛèmes ni à leurs InscriptioDs. Mais c'e»t le cœur des hommes qu'il fout empreindre par des bienfiiits; le timbre en est inef- £içable. Le peuple a perdu la mémoire de ses monarques qui ont présidé à des eonciles; mais il chérit encore oeUe de ceux qui ont sonpé chez des meoniers.

Le people n'affectionne dans son prôioe qu'une seule qualité, c'est sa popularité : car c'est d'elle cfoe découlent toutes les vertus dont il a besoin. Un acte de justice rendu à l'imprévu et sans fuie à une pauvre veuve, à un charbonnier, le remplit d'admiratioa et de joie. Il regarde son prince comme un Dieu dont la providence veille partout; et il a raison; car un seul événemoU de cette natore , qui arrive bien à propos , tient toot les 0|h prcsseofs en crainte et tous les opprimés eo espérance. AiQoiinf hni la vénalité et l'orgoefl onl élevé entre le peuple et le roi mille mon mopénétfalilesd'or,defcretdeplomb. Le peuple ne peot plos afler ven son prince, mais le prince peut encore descendre vers son people. On a reoqili, à ce sujet, nos rois de frayeurs et de préjugés. Cependant fl est très-remarquable que, dans ce grand nombre de princes de toutes les nations qui ont cfê les victioics de diverses bctions , pas on seni n'a péri biant le bien, allant à pied et in€ogmilo; nais tous ou dans leurs carrosses, on à table an sein des piaînrs, ou dans leur cour au milieu de leurs gardes et au centre de leor puisanoe.

^oos vovoos de nos jours Fempcfeur et le rai de PriHK parcourir, en simple voiture, afec on ou deux dôme algues et sa» gardes, leurs étals dispersés, quoique rempfis en partie d'étrangers et de peuples conquis. Les grands hommes et les prinks plus Oostres de Fanliquité, tels que Sci-

)iarc-Aorcle, vovageaicnt sans

et souvent à pied. Combien de

son rovaume n'a pas pacouiues aîn-

OB flède de troubles et de IkIîoos, noue

nr:

Un tm dans se» états doit être comme le saiefl r la terre, ou il a*v a pus une seule petite phnie eà Mn tour FluÉloenee de ses rayansu De eomfcien de grandes vérités nos rvâs aani prî- Tcs par les préjuges des courfînm ! Combien is de fftwîr» par leur vie «dentaire! Je ne pas de ceux de la a Kv as9r«dK les peuples

, les remçorts des f3es s^< de rartflkne , et les de kuoaurls umiiir b mer de piiHons et de

feux. Je les crois las des plaisirs de bi gloire; mais je les crois sensibles à ceux de l'homanité, dont on les prive perpétuellement. On les force toujours d'être rois, on ne leur permet jamais d'être hommes. Quel plaisir pour eux de voiler leur grandeor comme des dieux , et d'apparaître au milien d'une Êunille vertueuse, comme Jupiter chez et Bands ! Combien peu fl leur Êiudrait pour chaque jour des heureux ! Souvent ce qu'ils donnent à une seule famille de courtisans suffirait pour bire le bonheiir d'une province. Souvent leor simple apparition y remplûrait d'effroi tous les tyrans y et en consolerait les malheureux. On les ciuinût partout, quand on ne les saurait nulle part. Un ami fidèle, quelques serviteurs robustes, suffiraient pour rapprocher d'eux tous les agfémens des voyages, et pour en écarter tous les

Dssont les maîtres de varier les saisons à leur gré sans sortir do royaume, et d'étendre leurs pbisirsanssi loin que leur puissance. Aoheodlia' biter des maisons de campagne sor les bords de |a Seine ou au milieu des roches de Fontainebleau, ils en peuvent aïoir sor les bords de l'Océan et Im pied des Pyrénées. Il ne tient qu'à eux de pasMr les ardeurs briUantes de r été au sein des monlagncs du Danpfainé, entourées d'un horizon de neige ; rhiver en Provence, sons des oliviers et des chênes verts; f automne, dans les prairies tmqona vertes et sons les pommiefsde la riche Normandie. Ils verraient aborder sor les rivages de la France des gens de mer de toutes les nations , des Anglais, des Espagnols, des Soédov, des HoUandaîs, des Ibdiens, rifant tons avec lescortnmes et les uMenn de leurs pays, y m rois ont dans leurs palat» des comédies, des bttjjotfaèqoesydenerres, des cabineisdTustaireuJtmclt; unis tontes ces coBectiow ne sont que de faines images des hommes et de la natme. Ds n'ont pas de jardins ffas cfigncs d'eux qoe leor iufjume,nidehihfiolhfqoes pins iostruc' tives qne leor peuple.

Ah! s on seul bomaK pent être sor la terre rcspoir do genre komoin, c'est un roi de France, n règne sor san peuple par raflëdion , 4on peuple sor rEnrope par les OMEurs , r Eorope sor le mie do OMide par b psûmance. Rien ne rcmpéebede faire le bienipami ilaipiait.il pan, malgré la vcnailé d» emplois. bnôdJKr le vice superbe ci âevcr rbonride vcito. O peut enore descendre sers SCS soîds, ou les faire aaaolcr vers loi. fteancuop de rois se sont repcnlâi d'avoir mi» leur 0N»» oaBce naos œs nessrSy naos œs anws, oons nos corps et naos œs jDanos, osass aoeon œsevie ne â ssB people et â DieoL Aomi ont tti^fé wê

ÉTUDE QUATORZIÈME

latres Charles V et les saint Louis. Aiasî vous au< rez régné un jour, ô Louis XVI ! Vous avez, dès vos premiers pas au trône , donné des lois pour le rétablissanentdes mœurs, et (ce qui était plusdifticiJe) vous en avez montré l'exemple au milieu d'une cour française. Vous avez délniit les restes de l'esclavage féodal , adouci le sort des mallieureux prisonniers , ainsi «lue les punitions militaires et civiles ; donné aux habitans de quelques provinces la liberté de répartir entre eux les impositions nationales , remis à la nation les droits de votre avènement à la couronne , assuré aux pauvres matelots une portion des fniits de la guerre , et rendu aux gens de lettres le privilège naturel de recueillir ceux de leui*s veilles. Tandis que d'une main vous aidiez les infortunés de la nation, de l'autre vous éleviez des statues à ses liommes célèbres dans les siècles passés, et vous secouriez les Américains opprimés. Quehpies hommes sages (pii vous environnent , et (ce qui est encore plus ptiissaut (juc leur sagesse) les cliarmes et la sensibilité de votre auguste épouse, vous ont rendu le cliemin de la vertu facile. O grand roi ! si vous marchez avec constance dans les rudes sentiers de la vertu, votre nom sera un jour invoqué par les nialheureox de toutes les nations. Il présidera à leurs destinées pendant la vie même de leurs pn^res souverains. Ils le présenteront comme une barrière à leurs tyrans , et comme un modèle à leurs bous rois. Il sera révéré du couchant à l'aurore , connue

celui des Titus et des A ntonins. Lorsqn'aiicuii peuple vivant ne sulisislera plus, votre nom vivra encore, et tieurira d'une gloire toujours nouvelle, i^i majesté des siècles ajoutera à sa vénération , et la postérité la plus reculée nous enviera le IxHiheiir d'avoir vécu sous vos lois. Je ne suis rien, sire. J'ai pu être la victime des maux publics, et eu ignorer les causes ; j'ai pu parler des moyens d'y remédier, sans connaître la puissance et les ressources des grands rois. Mais si vous nous rendez meilleurs et plus lieureux , les Tacites fuiars étudieront d'après vous l'art de réformer et de gouverner les hommes dans un siècle difficile. D'autres Fénelons parleront un jour de la France sons votre r^ue, comme de l'heureuse Egypte sons celui de Sésoslris. Pendant que vous recevrez alors sur la terre les hommages invariables des hommes , vous serez leur médiateur auprès delà Divinité, dont vous aurez été panni nous la plus vive image. Ah ! s'il était possible que nous perdissions le sentiment de son existence par la corruption de ceux qui nous doivent l'exemple, par le désordre de nos {Hissions, |)ar l'égarement de nos propres lumières , par les maux multipliés de l'humanité, ô roi .' il vous serait encore glorieux deconser>'er l'amour de l'ordre au milieu du désordre général. Les peuples livrés à des tyrans sans frein se réfugieraient en foule au pied de votre trône , et viendraient cherclier en vous le Dieu (pi'ils n'apercevraient plus dans la nature.

FFIN DES ETUDES DE LA NATTJRE.

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NOTES DE L'AUTEUR

ff La lane fiiH dégeler, résolfant tontes glaces et ge- » lécs par rhomidité de son influence *. » Quand la Inœ lirille dans les nuits de l'hiver de tout son édat, il gèle sans doute fort dprement , parce qu'alors le Tent du non! qui cause cette sérénité de Tair empêche Tinfluenoe chaude de la lune; mais pour peu qu*il fasse calme, tous voypz le del se couvrir de Tapeurs qui s'exhalent de la terre , et tous sentez Tatmosphère s'adoucir. J'attritnie, comme Pline , à la lumière de cet astre une action particulière sur les eaux gelées de la terre et de l'air; car je rai TU souTcnt , dans les lielles nuits de la zone torride, dissiper , en se lerant , tous les nuages de l'atmosphère ; ce qui foit dire aux marins, en proTcrlie, qpe la Itine mange les nnages. Au reste , nos physiciens se contredisent en supposant que hi lune ment TOoéan , et en lui refusant toute influence non-seulement sur les glaces , mais sur les plantes , parce que sa chaleur , cfisent-ils , ne fait pas monter la liqneur de leur thermomètre. J V gnore si en effet elle n'agit pas sur Tesprit-de-Tin ; mab qu'en conclure? Le feu , ainsi que les autres élémeos, »]lût des combinaisons qui redoublent son action dans telle affinité , et la rendent nulle dans une autre : ee ucit donc point avec nos instmmens de physique que Doos panieodrons à détermiiier les effets des causes naturelles.

Il n'est p8s permis lûog-lempt d'y garder loo fraœtaire : car ceux qui y parlent ne veoleot être éeooléi «ine par des gens qui les applaudissent.

J'ai remarqué que le degré d'atlentioa que le monde a<Torde â ses orateurs est toujours proportionné an deinv de pnisanfe ou de malignilé qo*il leor snppoK. La vérité, b raiion , Fesprit même , y sont cooptés pour rien. Pour se bire écouter dn monde, il Cnts'enfMre craindre : auB aux qui y briOeot emploient fMqneoament des tours de phnse qui donnent à entendre qnls sont des amis poîssans no des eonemii dangereux. Ton! horane ample, modeste, vrai et bon y est donc rédnit au silence : il en peut sortir tnolefcb en flattant aes tyrans ; mais ce moyen prodoirait en moi m effet font contraire : car je ne pob flatter que ce qne jTaii

Foyei donc le monde , Tonsqoi nevonlani médve; car tout perdriez i la fois, et les Tons en espéra, et ceux qoi appartiennent à fotre

M LJf E PAGE.

Il a para dans ^ i^vriM/ 9pa/r«/ £<^ Frsarr. dn I f H Al

• Hi*imrt .T#f *,-//// ée PHn^ . Ht.

1 3 mars 1 78S, une lettre qui renferme de grands éloges de ma théorie des marées, mais où Ton t4che de pitm?er que nos académiciens ne se sont pas trompés , en oondnant de ce qoe les degrés sont phis longs au nord , que la courbe de la terre s'y aplatit , c'est-A-dire qu'elfe y devient plus courte qoe Tare de œrcfe qui hi renferme.

J'aTooe que je n'ai pu rien comp^-endre à la démonstration par laquelle on veut justifler cette erreur. Les principes et les méthodes de nos sciences me jettent , cumoie Michel Ifontaigoe , en éblooisKnient ; aoHi je ne m'arrête qu'à leurs résultais.

^ l'on oondot que la terre s*aplatit aux pôles parée que ses degrés s'y alongent, on doit ooodnre, par la raison contraire, que la terre s'alongerait aux pùles si ses degrés s'y raoconrdMaient.

Ainsi, il s'entnifnit que plus les degrés polaires taraient longs, plas la courtie polaire serait aplatie; et qu'au contraire, pbif ces mêmes degrés seraient courts, plus la courlie polaire serait alongée.

Ainsi, en doublant, triplant, quadruplant la longueur de ces degrés en particulier, f ont réduiriez à la moitié, ru tien, au quart, la longueur de la courbe polaire dont ils sont cependant Ici parti» constituantes; et au contraire, en réduisant hi longueur de ces mêmes degrés à la moitié, au tiers, ou auqa»t, tous doubleriez , tripleriez, quadrupler ici la courbe polaire; en sorte que plus ces degrés aéraient grands, plus la courbe polaére qu'ils compoaent serait petite; et plus ils aéraient petits , plus cette courbe aérait grande. Or , c*eit ee qui est contradktoire et iaqpoaâble éridemnent.

Si les ▼OHMin d'une voûte en plein dotre iTâargi»sent. la voûte entière doit iTâargir; et si ks vonaoirsfle rétréôsMut, la voûte doit te raccourcir. Les degrés polaires sont les vonssoirs; et la eonriie polaire , la voûte.

L'auteur de cette fettre, M. de SaOier, m'adreae ensuite quelques objections. Il oppose à une conséquence

Le baromètre est plus bas en Suède qu'à Paris. Or, oonane fl baisae à mesnre qu'on iTdève sur une montagne, j'en ai tiré la eontéqnmre générafe que la terre s'élevait vers le noni. M. de SaOfer coudât au contraire que rahaitsenKnt du baropiètre en Suède fient de la densitéde son atmosphère qnrfe ihad rend plus peunte, on de bi gravilé qui augmente vers le p/ile. Ilf'cnaait de cet aperçu , que fe baromètre ne peut plus servir * la hanfcnr des montagne», pMque, dis qÉH on en peitf eondnre i|Be ert effet vient de la silé de rjtmaipbèreon d'âne autre caaie. Il s*i

détruit boMHéqni , qu'A sent servir, avaient tirÉe de cette afcaervafian : car ili en

NOTES DE L'AUTEUR

alon qne b terre était on spbérofile aloogéf en les pôlet; et ee qa*fl ya encore de ringiiKer, ik appaynent œméaie niaoïnieiiient sur to mêmes expénences qui leur ont M ooodore depuis qae la terre était on tpbéroide aplati, je feux dire sur la grandeur des degrés Ters les pôles. Toid on extrait de leor jugement, rapporté par le père Kegoaold dans le XI V* Entretien physique do tome P% septième édition :

c Une antre raison qoi prouve qœ la terre n'est point parflritement ronde, c'est que, selon les essais de M. Canni pour déterminer la grandeur de la terre, sa snrfiioe doit aroir la figure d'une eilipae alongée vers les pôles, et dont une propriété est telle, qu'étant divisée en degrés, cbacun de ces degrés augmente à mesure qu'ils approchent des pôles ; de sorte qoe le circuit d'un méridien de la terre doit surpasser le drcoit de son équateur d'environ 50 lieues *. »

C'est à M. de SalHer à concilier, s'il le peut, des jugemens si opposés dans la même académie, et d'après les mêmes expériences. Mais comme les académiciens n'ont point encore varié sur les conséquences qu'ils tirent sur l'ascension ou la descente du mercure dans le baromètre, il en fiint conclure, avec l'auteur que je viens dedter :

c Que plus l'endroit est bas, plus la colonne d'air qui » soutient le mercure est haute ; plos elle est haote, plus » eOe pèse ; plus elle pèse, plus elle soutient de mercure ; 9 plos elle en soutient, moins il doit baisser. Par une rai- 9 son contraire, plus l'endroit est élevé , plus la colonne 9 d'air est courte ; plus elle est courte , moins elle pèse ; M moins elle pèse, moins elle soutient de mercure; 9 moins elle en soutiput , plus il baisse **. »

Ainsi la colonne d'air est plus courte en Suède qu'à Paris , puisque le mercure baisse d'une ligne en Suède, quand on s'élève au-dessus du l)ord de la mer de 10 toises I pied 6 ponces 4 lignes ; et que , pour le faire baisser d'une ligne dans notre climat , il faut s'élever ao-dessns de la mer de 10 toises 5 pieds, c'est-à-dire il ftiut monter plus haut à Paris pour trouver une atmosphère de la même hauteur que celle de la Suède. Donc le terrain de la Suède est naturellement plus élevé que celui de Paris, puisqu'il[fout montera Paris 4 pieds et demi de plus pour être au même niveau d'air qu'en Suède.

J'ai dit que si la terre était un sphéroïde renflé de six lieues et demie sous l'équateur , et aplati sur les pôles , les mers de l'équateur couvriraient les pôles. M. de Sallier répond à cela que < la combinaison de la gravité de » la force centrifuge , en élevant l'équateur et en dépri- > mant les pôles , n'a pu donner à cette élévation une » courbure plus subite , comme Ta supposé notre auto teur. >

M. de Sallier a souligné Texpression de plus subite , qui , en effet , rend l'écoulement des mers de Téquateur vers les pôles plus sensible , quoique cet effet s'ensuivit également , puisqu'il ne dépend pas de la rapidité de la pente de la terre sous l'équateur , mais de sa seule élé-

' Histoire de VÀroâémie , suite de l'année 1778, pages 2rP7,

•' Histoire rie V/4rariém%e, Entretien xn.

▼vtioD. J'en demuide pardon à M. deSafller, mais if attaqne encore id les académicieDB qQll veot défendre , poicqDe ce sont eox qui ont employé cette image et cette exprenioo , et non pas moi qoi la leor fi^ipose.

Boogner que j^ai dté, tome lll , explication des figo^ res , dit positivement : c La ooortie de la terre est plus » suinte versl'éqoateor , dans le sens nord et sod , pois- » qoe les degrés y sont plos petits ; et la terre an oon- » traire est plus plate vers les pôles, puisque les degrés 9 y sont plus grands. »

J'avoue que je ne comprends pas le raisonnement de M. de Sallier , qui conçoit, au moyen de la force centrifbge , que les courans occasionés par la fonte des glaces polaires peuvent partir des pôles aplatis , et ae rendre dans rOaten , sous l'équateur élevé de six lieues et demie au-dessus de leur niveau. M. de Sallier oublie que ces coorans polaires vont non-seulement jusqu'à Téquateor, mais bien au-delà , jusqu'au fond des lones tempérées. Mais comment se peut-il que cette force centrifuge âèie rOoéan à six lieues et demie sons l'équateor » lorsqu'elle n'a po y élever la partie solide de la terre, quand elle était dans nn état de mollesse , suivant les newtoniens ? Conunent tant de corps mobiles qui sbnt à la snrl^Kse de la terre, incomparablement plus légers et plus volatils qu'une masse d'eau de six lieues et demie d'élévation , ne se dirigent-ils pas sans cesse vers l'équateur, et ne drcolent-ils pas dans le tourbillon de sa force centrifuge ?

Ainsi, toutes ces objections en faveur de l'aplatissement des pôles et du renflement de l'équateur n'ont point de solidité. J'invite M. de Sallier, qui , malgré ses préjugés en fiiveur du système de Newton , a eu la franchise et le courage d'adhérer publiquement à ma théorie du mouvement des mers, de continuer à examiner, avec l'impartialité d'un ami de la vérité, les preuves de l'alongement de la terre aux pôles. M. de Sallier verra que l'alongement des pôles est une conséquence nécessaire de ma théorie des marées. Je serais fâché que sur un sujet si important il restât aucun doute à un écrivain aussi savant que poli , dont les éloges et la critique m'ho* norent également.

* PAGE ISl.

Bien des gens concevront difBdlement que nos marées puissent remonter en été vers le pôle nord, dans la saison même où le courant qui les produit descend de ce pôle. Ils peuvent voir une image bien sensible de ces effets rétrogrades des eaux courantes au pont Notre- Dame , à l'ouverture de l'arche qui s'appuie au quai Pelletier. Le cours de la Seine , dirigé obliquement par une espèce de batardeau, contre une pile de cette arche, y produit un remou qui remonte sans cesse contre le cours de la rivière, jusqu'aux bouillons mêmes du batar^ deau. De même les fontes des glaces septentrionales descendent, en été, des baies voisines du cercle polaire, en fiiisant huit à dix lieues par heure, suivant Ellis, Linschoten et Barents : elles s'écoulent vers le sud, dans le milieu de l'océan Atlantique ; mais venant à rencontrer sur leurs bords , presque de front , l'Afrique et l'Amérique qui se rapprochent de part et d'autre , dles sont forcées de refluer à droite et à gauche , le long de

NOTES DE L'AUTEUR

leurs oootioeiis , et de renuHiter ?ers le nord , au-dessus des caps Bojador et Saint- Angustiu , qu'elles ont rendus fiuneux par leurs courans. Or, conime les sources d'où elles partent ont un flux intermittent d'accélération et de ralentissement , occasioné par l'action diurne et nocturne du soleil sur les glaces de l'hémisphère oriental etocddental du pôle, leurs remoux latéraux, c'est-àdire leurs marées, en ont aussi un qui leur est semblable.

Je suis tombé dans Terreur lorsque j'ai mis les astronomes en contradiction , en leur faisant dire d'un côté que la plupart des degrés du méridien étaient plus grands que ceux de Téquateur , puisqu'ils croissent depuis Téquateur jusqu'aux pôles; et, d'un autre côté, que le méridien était plus petit que Téquateur , puisqu'ils supposent la terre aplatie aux pôles.

Mon erreur est au point de départ , conune dans pres^ que toutes les erreurs du monde. Les astronomes ne disent point que la plupart des degrés du méridien sont plus grands que ceux de Téquateur. Ils supposent d'abord le premier degré du méridien lieaucoup plus petit qu'un degré de l'équateur. Ils disent ensuite que les degrés sui?ans du méridien ?oot en augmentant jusqu'au 55*, qui est égal à un degré de l'équateur ou de la sphère. Les 35 degrés qui restent ?ont en augmentant jusqu'aux pôles, et ceux-là seulement sont plus grands que ceux de l'équateur ou de la sphère ; de sorte que les 5 1 degrés plus petits et les 35 degrés plus grands étant compensés , il en résulte que le méridien est plus petit que l'équateur, ou qu'un cercle de la sphère. Ainsi, les astronomes ne se contredisent point en disant que le méridien est renfermé dans la sphère , ou , ce qui est synonyme, que la terre est aplatie aux pôles.

Tel est le précis de l'éclaircissement que m'a euToyé un astronome plein de clarté et de politesse , que j'eusse nommé s'il me l'eût permis.

J'ai été induit en erreur par les expressions obscures des astronomes , et par l'assertion positiTe du père Re^ gnault, citée note 3, page 482, qui suppose , d'après Cassini , que les degrés du méridien augmentent en allant yen les pôles ; « de sorte , dit-il , que le drcuit d'un » méridien de la terre doit surpasser le circuit de son > équateur d'environ 50 lieues : d'où il conclut , arec * Cassini , que la terre est alongée aux pôles. >

Ce qu'H y a de singulief^, c'est que Cassini, dans le ▼olume de l'Académie cité par le père Regnault, suppose au contraire que les degrés du méridien ditnlntieiit en allant vers les pôles. Depuis, il changea de principe et de conséquence avec les académiciens modernes.

Il semble que les vérités les plus simples soient les plus difQciles à saisir. En toutes choses les élémens sont toujours prêts à nous échapper. Fontenelle , à qui on ne peut refuser la sagacité géométrique, avait tiré une conséquence opposée à celle de Cassini , et semblal)le à la mienne. Les académiciens de son temps avaient trouvé que les degrés du méridien allaient en diminuant vers le pôle nord ; il en conclut] que la terre y était aplatie. Les académiciens mixlemes ont trouvé que les degrés y

allaient en augmentant , j'en ai conclu qu'elle y 'était alongée.

A la vérité , Fontenelle te rétracta d'après un mémoire que lui écrivit Abauzit , ami de Newton : pour moi , en reconnaissant que les académiciens modernes ne se sont point contredits , il m'est impossible de conclure comme eux. Il me suffit que les 35 degrés du méridien qui partent du 55' degré soient plus grands que ceux de la sphère, pour en conclure qu'ils en sortent, et que la terre n'est pas aplatie aux pôles : mon objection reste dans toute sa force pour un segment du méridien comme pour le méridien entier. La courbe polaire de 35 degrés est plus grande qu'un arc de la sphère de 35 degrés , puisqu'elle est appuyée sur la même corde , et que ses degrés sont plus grands. La courbe polaire est donc saillante hors de son arc sphérique, et la terre est alongée au pôle.

Quant aux 54 degrés du méridien qui sont plus petits que ceux de la sphère , ils me deviennent inutiles. Cependant je n'admets point que le premier degré du méridien soit plus petit qu'on degré de l'équateur, an point où ces deux cercles se croisent. J'en exposerai ailleurs les raisons géométriques, d'une manière, je l'espère, à me mériter l'estime des sa vans qui ont cherché à m'éclairer.

Quant aux raisons physiques, j'en ai en grand nombre. Je C'Ompte les joindre à celles par lesquelles j'ai montré la circulation semi-annuelle des meri et semidiurne des marées, par les fontes semi-annuelles et semijournalières des glaces polaires. Quoiqu'il semble impossible de ne rien ajouter à celle-ci , j'en ai encore plusieurs de différens genres qui ne sont pas moins évidentes. Pour mettre le lecteur à portée d'en juger, je ne lui citerai que celle-ci.

Il est connu de tous les babitans des Ixirds de la mer , que les hivers y sont plus doux et les étés plus fïroids que dans l'intérieur des terres. J'ai vu , sur les côtes de Noi^ mandie, les figuiers passer l'hiver en plein air, tandis que dans cette saison on est obligé de les empailler à Paris , quoique cette ville soit dans une latitude plus méridionale : d'un autre côté , dans l'été les figues mûrissent moins vite et moins bien, et les primeurs en tout genre sont plus tardives sur les côtes de Normandie qu'à Paris. C'est la douceur de l'hiver qui entretient en Angleterre la verdure perpétuelle des beaux gaions. La fhiicheur de l'été y contribue pareillement; mais d'un antre côté, elle ne permet pas aux raisins et à plusieurs antres fruits d*y bien mûrir, quoiqu'ils viennent à leur perfection aux mêmes latitudes dans l'intérieur de la France.

Les physiciens ont attribué la tiédeur des hivers et la fraîcheur des étés, sur les bords de la mer, aux vapeurs de l'eau ; mais ce qu'ils n'ont pas remarqué, et ce qui est très-remarquable, c'est que ces effets n'arrivent que sur les bords de la mer Atlantique. L'hiver est fbrt rode sur les bords de la mer Baltique , qui gèle , tous les ans , en tout ou en grande partie; il en est de même des lacs de la Laponie. Cependant la mer Atlantique ne gèle jamais sur les côtes de la Norwège , située dans les mêmes latitudes. Il y a plus : la mer Atlantique est , p^r les quali-

NOTES DE L'AUTEUR

tés de ses eaux , plus froiile que la Balti<|ae, car elle est salée , et la Baltiqac ne l'est pas. Le sel est de sa nature lrè»-froid , puisqu'on remploie, en été , à la fabrication des glaces. Pourquoi donc la mer Atlantique, quoique salée , est-elle plus tiède , en hiver, que la mer Baltique qui gèle aux mêmes latitudes , et dont les eaux sont douces, si ce n'est vers son embouchure dans T Atlantique , où elles sont un peu salées et où elle ne gèle jamais? D'un autre côté , |)ourquoi fait-il plus froiil , en été, sur les rivages de l'Atlantique que sur ceux de la Baltique et dans le continent, comme on le voit par les exemples que j'ai cités, et par celui des îles Orcades et de l'Islande, où les moissons mûrissent fort rarement, quoique rhiver y soit tempéré, tandis qu'on en recueille «l'abondantes à Stockholm , à PéterslK)urR et dans le» latihid(*s du continent encore plus septentrionales , où l'hiver est fort dpre?

Pour résoudre ce double problème de la tiédeur des eaux de l'Atlantique en hiver, et de la fraîcheur de ses eaux en été, et des qualités qui en résullent par wm atmosphère pour la température de ses rivage* , il faut recourir au principe que j'ai posé, (juc l'Océan descend alternativement des deut pôles alongés du glolw. l>ans notre hiver, l'océan lluide descend de l'océan glacé du pôle sud, qui a alors quatre h cinq mille lieues de cii^ conférence , par l'action du soleil qui en fond les glaces depuis l'équinoxe de septembre jusqu'à celui de mars. Ces fontes australiennes descendent vers la ligne, entraînant avec elles , dans toute la circonférence du pôle sud , dojî glaces q!?i parviennent ciuelquefois au 12" degré sud , ayant encore à cette latitude 2 A 300 pieds de hauteur. Ces fontes , si abondantes, poussent les eaux de la zone torride vers le nord. Les eaux torridiennes, malgré leur salure , écîiauffées entre les tropiques par T^^clion perpétuelle du soleil , remontent bien avant vers le nord , et attiédissent , cliemin faisant , les rivages qu'elles Iwignent et ralmosphère qui les environne. Celles qui se sont engagées dans le canal de l'Allautique s'avancent jusqu'au 65" degré , où cessent les marées dans notre hiver. Quelques degrw plus loin , les brumes qui s'en exhalent se changent sans cesse en c<)ngélations sur II» lianes du pôle nord, et y pré|Kïrent les glaces monstrueuses qui doivent en descendre au printemps. Ainsi, la chaleur de l'océan Atlanti(|ue dans la zone torride est cause en hiver de la tiédeur du même océan dans la zone tempérée , et de sa solidité en glace dans la zone glaciale. Au contraire, en été, cet océan glacial du pôle nord venant à se fondre par le retour du soleil , depuis l'équinoxe de mars jusqu'à celui de septembre, ses eaux entraînent avec elles des flottes de glaces de 1 2 et de 1 500 pieds de hauteur et de deux à trois journées de navigation , jusqu'au 52' degré. Elles refroidissent sans cesse , par leurs eaux fraîches et leur atmosphère^ brumeuse , les iles et les rivages de l'Atlantique , et nous occasionent quelquefois, dans le continent, des jours bien froids au milieu de juillet. Ainsi , le froid de l'océan Glacial d'où s'écoule l'Atlantique est cause, en été, de la froideur du même océan dans la zone tempénx* , et de sa température fraîche dans la zone torride , où s'élèvent sans cesse* , dans cette saison , des pluies et des orages (|ui

vont rafraîchir les rivais» brûlau de TAfriiiiie H de

l'Annériquc.

Ces diverses températures de la mer Atbmtiqne s'appuient d'une expérience remarquable citée par M. Peonant dans son IS'ord du globe, tome I*', page 353. Il dit que le docteur Blagden a éprouvé que, dans le moh d'avril , à 33 degrés do latitude nord et à 76 de longitude, à l'ouest de Greenwich, la chalenr do onuraBt qui venait du golfe du Mexique était de 6 degrés pin forte que celle de l'eau de la mer en dehors de ee courant. C'est que la mer Atlantique, qui commençait à descendre du pôle nord, partidpait de la froidure de ses glaces , tandis que le courant du Mexique venait du midi en remontant au nord par l'action du courant général qui donne les marées, par la réaction de ses contrecourans latéraux.

On peut résoudre, par cette grande loi de la fonte alternatif e des glaces du pôle sud et du pôle nord, une multitude de problèmes qui regardent les diverses températures des lieux situés dans le même climat , et expliquer, par exemple, pourquoi les hivers sont pins froids et les étés moins chauds sur les rivages du Canada que sur ceux de la France; pourquoi les iles AnUUei sont plus fraîches, en été et en luver, que les fles de l'océan Indien sous les mêmra parallèles, comme on en peut juger d'ailleurs par la couleur de leurs babitans el les différentes qualités de leurs végétaux. Cette dilTérence de températures vient uniquement de celle de leurs mers. Si la terre a des causes particulières de Anoid par l'élévation de son sol et ses montagnes à glace, et des causes de chaleur par ses zones sablonneuses et ses montagnes à feu, la mer a aussi les siennes par ses oonrans froids et ses glaces flottantes qui descendent des pôles , et par ses c-ourans chauds qui viennent de la lone torride : les premières sont Hxes , et les secondes sont mobiles , mais d'un pliLs grand effet , parce qu'elles étendent plus loin leurs influences dans l'atmosphère. C'est l'histoire de la mer qui peut donner l'histoire de la terre. La mer a donné à la terre ses salilcs, ses pierres calcaires, ses mari>res, lc>s couches de ses argiles, sesiMiies, ses caps, et la plupari de ses fles. Elle Idi donne encore ses températures , ses nuages , ses vents , hcs neiges, ses pluies, ses glaciers, ses lacs, ses fleuves, et par conséepient les caases premières de sa végétation, de sa navigation , de ses pêches et de son commerce. Ces phénomènes, ces météores, toutes ces harmonies, si coastantes et si >nriéi*s, dépendent uniquement des fontes alternatives des deux océans glacés qui c-ouvrcnt les pôles , et qui n'en pouiraient pas descendre si les pôles étaient aplatis. 3c viens d'en rapporter une nouvelle preuve , qui explique pourquoi l'hiver est plas doux el Tété plus froid sur les rivages de la mer que dans Tintérieur du continent. Il m'en reste d'autres qui ne sont pas moins intéressantes. J'espère les joindre aux anciennes , si Dieu m Vu donne le loisir et hi grâce. J'ornerai encore de quelques fleurs le berceau de cette vérité naissante , exiMiscHi aux portes de nos académies , repoussée par eile^, mais (|ui, recueillie par des cultivateurs , des voyageurs . d(*s pêcheurs , et favorisée du riel , s'élèvera un jour sur les dél»ris des systèmes sa

NOTES DE L'AUTEUR

Tans, et préskien sur le globe i l'étude de la dature.

SuÎTant les botanistes, le lis n'a point de i*alice, il n'a qu'une corolle pluripétale. Ils appellent les fleurs des corolles, et les étuis des fleurs des calices : c'est évidemment par un abus d^ termes. Calix, en grec et en latin , veut dire une coupe ; et roroUa , une petite conronne. Or, une inOnité de fleurs, comme les cruciées, les papilionacées , les fleurs en gueule , et une multitude d'autres, ne sont point faites en couronne» ni leurs étuis en calice. J^ose assurer que si les botanistes avaient donné le simple nom d^étui ou d'enveloppe aux parties de la floraison qui protègent la fleur avant son développement, ils auraient été sur la route de plus d'une découverte curieuse. Cette impropriété de termes élémentaires dans les sciences est la première entorse donnée à la raisoo humaine ; elle la met , dès les premiers pas, bon du chemin de la nature. Voyez Etude XI.

Qoelqoes écrirains oni feit parmi nous Félofe des (!niides. Je leur opposerai , entre antres lémoigoages, cdm des Romains , qui, comme on fait , étaient très-tolérans sur la refigion. César dit, daos wt% Commentaires, que les druides brnbîeot des boauMS en ITionneor des dieax , daos des panifn d'osier; et qo'aa défint de eoupables . ils pienaieiit des ionoens. Toid ce qu'en dit Soélooe dans b vie de Oaade : c La rcfigioa des dnrf- » des, trop cmelle à b vérité , et qui , Ai temps d'Avarart été tmpfement défendue » fltat par In aboie.» Hérodolelasr avait Grit^kMf.

tetopi aupmaijut , le même reproclie. Oo ne peal oppoffT i ramorilé de trois uuptums ranains d en père de rbûtoire qK cefle Ai roman de TAitrée. Ta- TOii»-ooB pm ancz de jostiSer ccflo de m» amctrei? An foad ib D'

crifiê de» homme» i b DKîmfe^.

temps et b rtpsAfiqne, deas Gmiov cC deas Graoi qa'iseaÉBniirae kaHrifL Est-! émr pmriUeiiBele prrimr I wiftm 1 h îTai—^ Iwm II ■tfmi m rii" » hn ëe b leirnsT. H i^Hk m om wm dbbfe asMt àt ^' [*Ofc:wm.C«tniiBMi'qmpmlBBia l'a 4e» \l ■la'ii ëe rÉiiii^ir a «lé db^ ■le mmde fMvtii^ ëo mesct C39'

du foudre , nous en inspire tant de frayeur. Il y a dans rEcriluro mainte des idées de la Divinité bien plus consolantes, et une bien meilleure pli)siquc. Je puis me tromper, mais je no cn>is pas qu'il y ait un seul endroit où elle nous pnrlc du tonnerre comme d'un Instrument de In justice di\ine. So<lonie fut détruite par une pluie de feu et de soufn*. I.^ dix pbiles dont TÉgypte fbt fmppée furent la cotruplion des eaux , le» reptiles , les moucherom , les grosses mouches, la peste, les ulcères, la grtle, les sanlcrclles, U*s ténèl»res tri*»-épaisses , et b mort des premiers nés. ijové , Datban et Abiron furent décorés par un feu qui sortit d ; b terre. Lonque les Israélites murmurèrent dans le désert de Pharan, t uno » flamme du Seigneur s'étant allumée c^uitru eux , dé- M \oi-a tout ce qui était à l'extrémité du f»fnp *. » Dam les menaces fiiiles au (.«cuple, dans le l^ilique , il n*est point parlé du tonnetre. Au contraire , ce fut au Imiit des tonnerres que b loi que Dieu donna h son peupte, sur le mont Sioal , fut promulguée. Knfln, dans le lieau cantiqne où Daniel imite lom les onvrage» du .Seigneur i b louer, il y appelb les tfMinerres;et il n'est pas inotib de remarquer qu'il cooipraid dans son Invibtion tinif les mé éores qui entrent dam rbanoonie oéeessaire de l'univers. 11 lesqnalifle do titre mblinie de n:iMA5f.r^ f.T DL vuiri.s ttv Sligkkl'u. Vo^i hJkv^t^ , cb. IIL

Vovez Janrn Beeverel, IkHres de VÉroêÈt. Umn^ V||^ page 1 105. Il <fit eoeore, page 1421 , que daos VHt Pomone oo de llaiobod, b plos grande des i'>fr«dei^ fl y a ao nord de b partie rjrieîitale oo pmmoot/iire fart hmà y o6 « les marées qoi vieooent do Wfrd^mni âtm- • oeat avec tant de violeace, qœ le» flots s'éfèveot ea- *cor« plos haot qae M;* et fag^ H24, ifu'trotrt Phara et lleth , k% pêm ifplÊWAtitmêhiM de r/» iW , # b A oBTée tîeot ao cnvr» t/itâ âagofi^, oMo^aot âo soë- «ot an itbrl-erf pradaoC trois bmre» seolemeat, et pesmaat ana beorm eatî^mi mt tnti-

marée ëo wm4^tmni, H qn vieal ëo mémi-egi i^fuiknâ a«af cC qai V rwoafe %titâf!m»ud ptenéknâ trtm , tttm verra Tartiiia dvinrieë» b fna^ëesfbmi 4« piék m^rÀ mr bs Offoëm* H «s rintt'mm ^ <i\fUèÊfi » m^imrttr

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NOTKS DE L'AUTEUR.

kun rolt qnl , ibiii t'olIrnindTe Ae l'un oii de l'autre év(itenieo(,nt lildr dnri pyniinidoa, l'une ilc tiriqiic, pour échapper au fc-u, l'antre de pirrrc, pniir ic pré- ■errer de l'eiu. L'npininn d'un incendie futur de la nature est répandue rhei beiiuiyiup de nalinna. Mais de ù lerritilci tttcU, qui ràuHeraient Itirtitùt des causoi mécanique! par lesquellet l'honuiie llctie d'expliquer le« luit delà nnbire, ne penTent aniicr que par l'ordre ininiMIalde la Divinité. Elle eomerteiinoDir*f{isatec In méine agexe qu'elle lei a nté*. La atlroanmct ol>- Knenl depuii un grand nombre de tltclea le inoutcmenl amiuel de la terre dsiu l'édiplique, et jamait ila n'ont TU le ii)leilen-de^ (M ao-ddàdei tropique*, aeu- IciBpnl d'une iluiple teeoode. Dieu (touteme le monde par des pulmncei iiiobilet, et il eu lire dei liarmoDies iniarialilca. Le loleil ne parcourt ni l'éqiiateur, où il rctnpllrait la terre de feui, ni le méridien où 11 l'inonderait d'etui; maiiin ronle est tracée (iinirécliptiquc, oii il décrit une ligne ipirale cuire lei deux pÂles du monde. I]r^iMl,dBnin course harmonique, Icfhud et lecliaud, la Hte^ereneet l'humidité; et 11 fiit résulter de en pulMSncei dntrudiblei , chacane m particulier, dei latitudes il varita et ai doueet par toute In tenr, qu'une infloité de n-Ailure* d'upedélicatnaeeilrémey ImuTenI tout le* degré» de température conTenablea t leur fraiillc eiitleoce.

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