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LA MORT DE SOCRATE
fermer cette folle avec ses enfons jusqu'après la luort^ieSocrate.
MBLITDS.
0 faut un décret pour priver un citoyen de sa liberté.
LYCON
Une femme et des enfans ne sont pas des citoyens.
ANYTDS.
Si on ne les renferme tout à l'heure , ils vont exciter une sédition par leurs cris. Le salut du peuple est la loi suprême.
LB GEÔLIER, à MéHtUS.
Seigneur, le désordre augmente; le peuple a tivrcé la barrière; les gardes mêmes semblent se ranger de son parti.
MÉLiTDS se lève.
Allons, Anytus, vous avez raison, le salut du peuple est la loi suprême, (^u geôlier,) Enfermez la famille de ce sophiste.
SOCRATE
Oh! comme la vérité se change en erreur dans la bouche des médians! Oui, le salut du peuple est la loi suprême; mais la justice, même envers les femmes et les enfans, est le salut du peuple. LE GEÔLIER, à Xantippe, (Tun air triste.
Allons, Xantippe.
XANTIPPE
Non , je ne sortirai pas.
LES EX FANS.
Nous ne sortirons pas. {Ils font résistance,)
RIÉLITUS.
Que chacun de nous emmène un des enfans , la mère sera bien forcée de les suivre.,
a Anytus , Lycon , le geôlier, Mélitus, poussent » tous ensemble la famille de Socrale vers un au- » tre souterrain. »
XANTIPPE marche après eux.
Pauvres enfans , vous n'avez plus de père !