‹ Œuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (volume 2)Chapitre 181 sur 213 · CRIT03I · texte numérisé non relu

CRIT03I

O Sorrafe, renriez-voos il nm virm' Aum^ joijEDez-voiH à taiÀ pmr saorer Sacrale de Ini-

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MOCRATK.

Votre discours (Mail irN-birn fttll ) J0 Tnl liiaviiff plaisir : mais fMirri« (ju'il (MaH («nit plul/^f «(«Ion Im r^Klt^H <lo In rlif'toriiiur ri IVHpril du ttionili^, qtfn d'ap^^s les scntinifUM d'un pliltiMoplid, Il up mi« convenait fms. Je n'en fniin pns moltm rntevabl«< É votre amitié.

LYSfAI.

Mais comment , s'il était hlrn fuit ^ ti«< votti runvenait-il pas ?

WW:WATK.

Comme on fient fuirp un tr/** Im*I tuihlt rt lit tr^l)fatix souliers qui up rn*ir/iirnt \mn h\cn,

Et moi aussi, .HocratP, j'ai voulu vous ik'H^ndr»! devant le prufile ; mais ttptt'M avoir \rrfi\mr^, volm défense self m rtiannoriie conMariff! d^* fm firlrrlpes et fie vos actions^ les jtif^es m*or»l efiq»A#if# d^ moaler à la triliune, s^ins firéU^ie ^tf jîe n^atak pM râp^ lie trente; ans r#^fil« pr^fir Jr* tnni^nwn,

.Si f^ien n'a pas ilesliné v^ftre ^Hpmwjf mit mn- ^f» de la Irilffifie, il vmis en fera fmf, ttn iimifiti fÂm éitwU$ H plus mile fir^ir le* Ii/^mm's , iUrf« le repos du eabioel. Arienn rmij^isiraf r»^ j0tmni tmphiMr tfn éeriis de se rép«wlre thm \t> tiitm^^ H de fvymtrer mn répnHtt^i^ Uê tmM tin htm-

mnm. > ft/Htm4^/hm4 livré k h y^^.^ ^ ^nm $tm fjmmMM^ #f eMlirs*«»r k» pt^vtiwvf^M^. f'jtfm-

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M' nSC pais pPW WMR».

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LA MORT DE SOCRATE

fortifier son courage. Hélas ! il ignore que nous éprouvons des malheurs plus grands que les siens. Qu'est-ce que la perte d'un prince auprès de celle d'un sage !

sc»caATE, soupirant. Pourquoi ce jeune ami de la philosophie a-t-il pris parti dans les querelles des rois, et surtout dans celle des rois frères? Peut-être est-ce que, né chez les Atliéniens , il a préféré le gouvernement monarchique à leurs dissentions; peut-être aimez-vous mieux, Platon, le gouvernement républicain. Mais je vous exhorte à ne jamais vous diviser pour des opinions politiques. Pourvu que les peuples soient heureux , (]u'imporle après tout qu'ils soient gouvernés par les lois d'une monarchie ou d'une république ?

ANTISTHBNB.

Pour moi , Socrate , je n'ahne ni l'un ni l'autre gouvernement; je tâche , à votre exemple, de leur échapper, me privant de tout pour me rendre indépendant de tout.

SOCRATE

Cependant je ne manque de rien , et ma vie n'a rien d'extraordinaire. Pourquoi, par exemple, iniktigable Antisthène, &ites-vous tous les jours cinq milles du Pirée à Athènes , et cinq milles d'Athènes au Pirée ?

ANTISTHÈNE

Pour le plaisir de vous entendre, Socrate. Je resterais jour et nuit couché à la porte de votre prison^ si je n'avais aussi mes disciples au Pirée, auxquels je porte tous les jours de vos nouvelles.

SOCRATE

Je suis bien sensible à ces témoignages d'attachement; mais

ANTISTHÈNE

Socrate , je vous dois l&s biens de l'ame , qui font mépriser toutes les jouissances du corps, et cependant le fortiflent. Je vous réponds que j'ai des disciples plus robustes que ceux d'Aristippe, qui prétend les conduire d'après vos principes.

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