AVIS DE L'AUTEUR
fSt
Il fibcHé de ÔBKMfj nooi deroof bin pirodre Kinle à nooi mtrBi hiMuwfi obicun et ignomis, qui la Tériié pour le toA booliciir de la oonoai-
tre. MâlooKOOiB donc, dus m recherdie, de toute autorité liimiiiiie.Descaiiei, par le koI doute, disofia la piiflonpliie d'Arirtole, eooacrée jmqn'alon dam . toolei ks uniTenitéi : prenons pour maxiine cette philosopliieqoi a Eût flore Unt de Téritables décooTertet à ?îeirtoo hn-ménie, et à la Société royale de Londres, dont die est la dense : Nulltus in verba.
Pour rerenir aoi joamam, s'ib ont, ooanne de concert, refosé leor approbation aox objets naturels de ces Études , mi d'entre em a aTanoé , dit-on, que j'afais pris ma théorie des marées par les glaces polaires , dans des anteon brtins. Enfin, cette théorie se Mt des partisans, potsqn'eBe éreille PenTie.
Void ce que j*ai à répondre à cette imputation. Si f afais coona qoeiqoe auteur latin qui eût attribué les marées à la fiMite des glaces polaires, je Taurais oommé, parce que cette justice est dans l'ordre de mon ooTrage et de ma conscience. Je n^ai point eu , comme tant de philosophes , la ?anité decréer à mon aise un monde de ma l^içon ; mais j'ai dierché, arec beaucoup de traTail , à raoaembler les pièces du plan de celui que nous habi- Ions , ifispenées chei les bonmies de tons les siècles et de toutes les nations qui l'ont le mieux obsenré. Ainsi , j'ai pris mes idées et mes preures de rallongement de la terre aux pôles, dans Cbildrey , Kepler, Tycbo-Brahé, Casini..., et' surtout dans les opérations de nos astronomes modernes ; de retendue des océans glacés qui coDTrent les pôles, dans Denis, Barents, Cook, et tous les Toyageurs des mers australes et boréales; de Taodennedériation du soldl hors de l'édiptique, dans les tradilious égyptiennes, les annales dnnoises, et même dans la mythologie des Grecs ; de la fonte totale des glaces polaires , et du déluge universel qui s'en est ensuiTÎ, dans Moïse et Job ; de la chaleur de la lune et de ses el^ fets sur les glaces et les eaux, dans Pline, et dans les expériences modernes ftûtes à Rome d à Paris; des courans et des marées qui s'écoulent alternatÎTemeot des pôles fers l'éqnateur, dans Christophe Ck)lomb, Barents, Martens, Ellis, Linschoten, Abel Tasman, Dampier, Pennant, Rennefort, etc. J'ai dlé tous ces observateurs avec éloge. Si j'eusse connu quelque auteur latin qui eàt attribué à la fonte des glaces polaires la cause des marées, seulement dans qudque partie de l'Océan, je l'eusse également dté, me réservant pour moi la gloire de l'architede, cdlede réunir toutes ces observations isolées , de les répartir aux saisons d aux latitudes qui lenr étaient propres , pour en ôter les contradictions apparentes qui avaient empêché jusqu'id d'en rien conclure , d d'assigner enfin une cause et des moyens évidens à des effets qui, depuis tant de siècles, étaient couverts de mystères. J'ai donc formé un ensemble de tontes ces vérités éparses, d j'en ai déduit l'harmonie générale des mouveroens de l'Océan, dont la première rause est la chaleur du soleil; les moyens sont les glaces polaires ; et les effets , les courans semi-annuels et altematife des mers, avec les marées journalières de nos rivages <. Ainsi, si d'antres ont dit avant moi que les
marées Teoaieot de la foole desfhoei polrires, oeqne j'ignore même à présent, c'est moi qm le premier VM prouvé. D'autres Européens avaient dit, avant Cliriatophe Colomb, qu'A y avait un antre monde; mais ce fut lui qui le premier y arriva. Si d'autres avaient dit de même que les marées venaient des pôles, personne ne les avait crus , parce qu'ils Pavaient dit sans preuves. Avant de parvenir à rassembler les miennes, d à les rendre lumineuses, il m'a firiln dissiper ces nnagcsépais d'erreurs vénérables , telles que ceHcs des pôles aplatis d baignés de mers libres de glaces, que nos prétendues sciences avaient répandus entre la vérité d nous, d qui étaient capables de couvrir toute notre physique d'one nuit éternelle. Voilà donc la gloire que j'ai ambitionnée, celle d'assembler quelques barmoniesde la nature, pour en Ibrmer un concert qui élevât l'homme vers son auteur; ou plutôt je n'ai dierché que le bonheur de les connaître d de les répandre , car je suis prd à adopter tout autre système qui présentera à l'esprit de l'homme plus de Traisenîblance, d à son coeur plus de consolation. Ce n'est qu'à Dieu que convient la gloire, d aux hommes la paix, qui n'est jamais si pure et si profonde que dans le sentiment de cette même gloire qui gouverne l'univers. Je n'ai ^^esiré que le bonheur d'en découvrir de nouveaux rayons , et je ne souhaite désormais que cdui d'en être éclairé le reste de ma vie, fuyant, pour moi-même, cette gloire vaine, ténébreuse d inconstante , que le monde donne d ôte à son gré.
Je me suis un peu étendu m sur le droit que j'ai à la découverte de la cause des courans d des marées par la fonte des glaces polaires, parce qu'ayant opposé, à la pinpart des opinions reçues , beaucoup d'observations qui m'appartiennent , si chacune d'elles exigeait de moi un manifeste pour en défendre la propriété, je n'y suffirait jamais. D'ailleurs, si elles acquièrent asses de célébrité pour m'attirer, suivant l'esprit de ce siècle , des louanges perfides , des persécutions sourdes, des pitiés fiiusses , et pour renverser ma fortune incertaine , tardive et à peine commencée, je dédare donc que , ne tenant à aucun parti, et ne pouvant oppoaer que moi à chaque nouvel ennemi, au lien de me répandre dans les papiers publics, suivant l'usage, en récriminations , eninjurcs, en complaintes, en doléances^ en temps perdu, je ne me défendrai que sur mon propre terrain, d je n'opposerai à mes ennemis, tant publics que secrets, que la vérité : ou plutôt puissé^e , loin des hommes incoustans et trompeurs, sous un petit toit rustique à moi, près des bois, dégager la statue de ma Minerve de son tronc d'arbre , et mettre enfin un globe entier à ses pieds !
Au reste, si les journalistes m'ont refusé leurs suffrages sur des objets aussi importans aux progrès des con^ naissances naturelles , et si d'autres prennent déjà les devans pour me priver de ceux du public , j*en compte déjà d'illustres parmi des hommes édairés, de toute conditiou.
Je n'ai pas moins à me félidter de l'intérêt général avec leqnel le public a reçu la partie morale de cet ouvrage. J'y ai cependant omis de grands objets de réforme politique d morale : les uns parce qu'il ne m'a pas été permis de les traiter suivant ma conscience ; les autres,
AVIS DE LAUTEUR.
An rerte, al ]è nM rais étendo nir tea (Uwrdrei et l'ioloMniKe 4ei corpt.i'ii rapecté lei tiati .- j'ai itUqué dM «orjM pBTticulien pour délèadre cdai de It pitrie , «t,pirdânBtoal, le corpidj genre bnmilu.Noni ne tommes bMn que lei membra de cduHà. H«b k Uiea H fiaite que j'aie touIu fÉire de la peine * aucun Mrs teDtfble en pirticatier, moi qni o'ii prit la plume qoe pour remplir l'épigraphe que j'ai. mue t 11 Ute de M oorrage : Mùrrit mccurrerr ditto! Lecteur, qud que toil donc le rôle que tmu rein[diHiei daoi ce moixle, je MTal content de Totre jagnâent, li tou me jngei oonuDC homme dam nn ouvrage Où je ne me ttài œcapt qw da bonheur de l'homme. D'un autre tAli , a| j*al eu la gloire de toui donner qwlquei plaidn non- Teaui , et d'étendre tos toea dam l'inSni et mjitérieai champ de la Dalure , longei encore que ce n'«t que l'aperçu d'un homme; que ce n'est riea aopria de ce qui e»ti que ce oe «uil que dei ombre, di cette \étitt éterodle , renieUlies par une autre ombre , et qu'un Uea petit rayoa de ee toleil d'iotelligeoce dool l'onlTen ert rempU, qui «'eit joné dam une goutte d'eau
opéra etiu'-
Il ierttl Inutile de parkr id de la rérolutiou partkollfere que la rénduUon générale ■ «itérée dam ma fortmie, et dam mes protels de retraite et de boidMur à ta ampagH; mais comme j'ai parlé, dan> l'atia en tête de réditton précédente, dei bienfaits annuels qui m'axaient été doDDét au uom dn roi ", par quelques miniitres , 1 l'occasion dei preraien inccti des Éluda de la Nature; la vérité , aiuri que la reoonoaissaDce , m'obligenl à dira que j'en ai été priré, en tout ou en partie, i mesure que la rérolnlion que j'y avaii annonce l'approchait : d'un autre cAté, que le roi ayant In cei mêmes Éladtt, avait témolgnË, de son propre mouvement, qu'il était lïcbé de la modidté des grAees qui m'avaient été accordées , et qu'U eût désiré les augmenter si les drcoostaucei le Inf eussent permis. SH'état, eu efltt, m'eût dû quelque rëeompeme, ee sentimeul de bienveillance du rd l'eût acquitté. J'ai été très-touché de celte mai^ue d'Intérêt d'un prince en lÏTenr d'un ouvrage dont le principal mérite a été d'avoir défendu les droits àa peuples. Si j'en ai éprouvé quelque surprise , t'est par rappori i uni , qui lui suis personnellement inconnu ; car le dear du bonheur des peuples a été de tout temps dam le cœur du roi. C'est lui qui ■ été le premier mobile de leur 11b«lé ; d'abord , ebet les Anglo-Américains , qu'il a délivrés de t'opprenion de leur métropole ; enniile, il avait eiUrpé eo France les dernières racta«s de h servitude féodale, qui l'étaienl conserréei sous les degrés du
brtone du peuple, y ■ flahUIrsanimbli'ii prorindak» , premien éUmeoi de rAatmbUa nationale. Aprti avoir épuisé sei Baauoes i défendre la Uberlé des Anglo- Amërïcaini, il a rejeté le conaeil qu'oo lui donnait, avec uoe ai^iareoce de justice, da bire banqueroute des dettes contracta par le lue, depuis Louis. XIVjuS' qu'l loi eidudvement. S'il etU été injuste à l'égard des règnes paoés, le rien, sim doute, serait pin* tranquille. Il pouvait reMer dam le port, et abaadaoBM-t la tempête ceux qui l'avaient eidMe : ipaJnieiiaBt , U ea citaccahlé. Ilanu-sa téteoequ-Q poniaU Usacraim Ml pieds. Qui pourrait donc ne pas Mbeter, à son oeofple,reqiéranoedn bonheur général parle ucrïOee de scm repos particulier? Le péchenr, échoué sur le rivage, peut-il se plaindre en voyant rar la mer irritée des Bottes dlipeTiéei,cl leur amiral devenu Ini-<nàBe le jouet da vents et des flots f
. Oici, pnisKul vos dedim se réoun* I een de votre peuple, et ue s'en Miparw jamais! puiae voire tdb lui rappeler le bien que voU* ivei voulu lui Mie , dont wi refMéientani le sool occupés A votre Invilalioo, « que TOUS avei désiré avec anleur, comme la seule réeompeoae digne des grands rois : Êloigiiex de vous loua Ici eomeib qui pourraient vous en séparCT, som prétexte de votre repos ou de voire gloire. Rappdei-voDt cei miiimes du précepteur dei rois, sur leur auloriltf H leurs devoirs : < Le roi peut tout sur les peuples, mais 1 les lois peuvent tout sur IuL D a une pnissàiwa abio-
■ lue pour blre le bien , et les main* liées d(« qu'il veut
■ faire le mal. L£i lois lui conBenl te* peuples comase lé
• pins précieux de tous la dépMs, i condition qnll Mra
• le père de ses sujets. — Ce n'ert pcdnt pour luiHilime
> que les dieux l'ont hit roi. Il ne l'est qne pour ttn 1 l'homme des peuples ; c'est aux penpiei qu'il doit tout ( son temps , tom sa sràns , toute son aflectîoa ; ci il
> n'est digne de ta royauté qu'autant qu'U s'ooUie Inl-
> même pour se sacrifier au bien pubUc. Klnot n'a
> voulu qne ses en tans régnassent après lui , qu'l eowti- 1 tiun qu'il* régneraient suivant ca maxinKs. □ (dmait
■ enoore pim son peuple que sa bmllle '. ■ Sire, é vow voua rappdex , dts lei premiers temps de votni rigne , votre aKedkm pour le peuple , votre éeonomb penoouelle, dam la cninle d'épuiser sa fortune; le sein qne VOU ave* pris d'^oigner du trAne les mioUbvi qoi M étoieol toëpecls, et d'y appeler ceux qui lui étataol reeounnandaUe* par leor probité; en&i la oonvocatbM que vous ave* (site Toui-mirae de sa députés , pour remédier aux maai que lui avaient eausé* la «crenn da plusieurs règnes, et pour combler un abîme qnll n'avait pas creusé, vous retroaverei la maximes de Pepelou an fond de votre propre cœur.
• Tiflémaqut.tiv.i.
' EeetfMtut.. cap. um. v. SB.
"NoiarétaMtooa»iclceraoroe*n,Bnppriméd»iiqiii*me, 1 éditioai qni n'onl pisété piihlliln pir lantpur. |
PLAN DE LOUVRAGE.
ÉTUDE PREMIÈRE