DES CONCERTS
à nof pissMms niémet une part bien difTéreiiie de eeile que la société leur présente ; car souvent elle nous donne le plusdur esclavage à supporter an comble des iionnenrs; et dans les plus petites conditions elle nous fait commander avec le plus d*empirc.
Au reste , ceux qui ont été défigurés par les atteintes vicienses de nos éducations et de nos habitudes peuvent réformer leurs traits; et je dis ceci surtout pour nos femmes qni, pour en venir à bout, mettent du blanc et du rouge , et se font des physionomies de poupées sans caractère. Au fond elles ont raison ; car il vaut mieux le cacher, que de montrer celui des passions cruelles qui souvent les dévorent, surtout aux yeux de tant d'hommes qui ne IVtudient que pour en abuser. Elles ont un moyen sûr de devenir des beautés d'une expression touchante. C'est d'être intérieurement bonnes, douces, compatissantes, sensibles,* bienfoûuites et pieuses. Ces affections d'une ame vertueuse imprimeront dans leurs traits des caractères célestes, qui seront beaux jusque dans l'extrême vieillesse.
J'ose dire même que plus les gens laids auront des traits de laideur occasionés par les vices de leur éducation , plus ceux qu'ils acquerront par l'habitude de la vertu produiront en eux de contrastes sublimes ; car lorsque nous trouvons de la bonté sons un extérieur de dureté , nous sommes aussi agréablement surpris que lorsque nous rencontrons sous des buissons épinenx des violettes ou des primevères. Telle était la sensation qu'on éprouvait en aborbant le refrogné M. de Turenne ; et telle est, de nos jours, celle qu'inspire le premier aspect d'un prince du nord , aussi célèbre par sa bonté que le roi son frère l'a été par des victoires. Je ne doute pas que l'extérieur repoussant de ces deux grands hommes n'ait contribué à donner encore plus de saillie à l'ejLcellence de leur cœur. Telle fut encore la beauté de Socrate, qui , avec les traits d'un débauché , ravissait ceux qui le regardaient quand il parlait de la vertu.
Mais il ne faut pas feindre sur son visage de iMNines qualités qu'on n'a pas dans le coeur. Cette beauté fausse produit un effet plus rebutant que la laidenr la pins décidée; car lorsque, attirés («r une beauté apparente , nous rencontroas la mauvaise foi et la perfidie , nous sommes saisis d'iior» reur, comme lorsque sous des fleurs nous trouvons un serpent. Tel est le caractère odieux qu'on reproche en général aux courtisans.
La beauté morale est donc celle que nous devons nous efforcer d'acquérir , afin que ses rayons dîvkit puissent se répandre dans nos actions et dans nos traits. On a beau vanter, dans ga j^ms^joéinae , la
naissanceTles riche^ës , lecr^t^ respriijjepen-
ple ^pour le mTnnnlta|i| '^M 'f ^oir nu visage. Le peuple n'en juge qnaiiar 1.9 gbyMomomie : effe âi^ par tout pays la première et souvent la dernière lettre de recommandation.