‹ Œuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-PierreChapitre 26 sur 116 · L. AiHi-MAana. (ISaoOt issft · texte numérisé non relu

L. AiHi-MAana. (ISaoOt issft

* Madame ta duchesse de Sérent.

' Paul et Virginie. C'est ainsi que M. Bernardin de Saintrierro a nommé ses deux entans.

HARMONIES DE LA NATURE

cet hamiomes qui iospifwent le peintre des amoaro de Paul et Virginie, longue dans son enthoosiannejerenteodais s'écrier :

« Soyea mes guides , filles du ciel et de la terre, di- » fines Harmonies ! c'est tous qui assemblez et divisez 9 les âémens ; c^est tous qui formez tous les êtres qui » Tégètent, et tons oeux qui respirent. La nature a » réuni dans tos mains le double flambeau deresisteoee » et de la mort. Une de ses extrémités biiîle des feux de m Tamoar, et Tautre de ceux de la guerre. ÀTec les » feox de Tamour tous touchez la matière , et tous » fiiites naiire le roiber et ses fontaines, Tarbre et ses » fruits , Toiseau et ses petits , que tous réunissez par de » raTtssans rapports. Atoc les feux de la guerre tous » enflammez la même matière , (i il en sort le faucon , ■ la tempête et le Tolcan , qui rendent Toiseau , l'arbre » et le rocher aux élémens. Tour à tour tous donnez » la TÎe, et tous la relirez, non pour le plaisir dV » battre , mats pour le plaisir de créer sans cesse. Si » TOUS ne disiez pas mourir, rien ne pourrait vivre ; si » TOUS ne détruisiez pas, rien ne pourrait renaître. » Sans TOUS, tout serait dans un éternel repos : mais, » partout où TOUS portez tos doubles flambeaux , tous «fiiites naître les doux contrastes des couleurs, des » formes , des mouTemens. Lès amours tous pré- » cèdent , et les générations tous suiTcnt. Toujours » TigHantcs , tous tous Ictcz aTant l'astre des jours, » et TOUS ne tous couchez point avec celui des nuits. » Vous agissez sans cesse an sein de la terre, au fond » des mers, au haut des airs. Plasiaot dans les ré- » gioos du ciel , tous entourez ce globe de vos danses » étemelles , tous étendez vos cercles inflnis d'horizons » en horizons , de sphères en sphères , de consteUatit)ns » en oonsteOa^ons, et, raTies d'admiration et d*amour, M TOUS attachez les chaînes innombrables des êtres au M trône de celui qui est.

» O filles de la sagesse étemelle 1 Harmonies de la na-

• hue ! tous les hommes sont tos enfiins ; tous les appe- » les par leurs besoins aux jouissances , parleur diversité M à Tunion, par leur fàihieae à Tempire. Ils sont les seuls » (detoQS les êtres qui jouissent de vos travaux, et les seuls » qui les imitent ; ils ne sont savans que de votre science ; » Us ne sont sages que de TOtrc sagesse ; ils ne sont reli- » gieux qne de tos inspirations. Sans tous , il n*y a » point de beauté dans les corps , d'intelligence dans les

• esprits , de bonheur sur la terre , et d'espoir dans les [. » L. AIMÉ-MARTIN.

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