HARMONIES SOLAIRES U£ MERCURE
de mois, de saisons, d'années et de vies; mais ils les verraient se développer sous d'autres proportions dans les planètes, et leur présenter les eonibinaisons lmionibral)les de l'existence subsolaire. Nous les distinguerions d'abord d'avec les étoiles qui sont en noinl)re infini , en ce qu'elles n'étincellent point conmie elles, mais qu'elles réflécliissent d'une manière calme la lumière qu'elles empruntent du soleil. Il est possible cpie Dieu les ait composées d'élémensdifTérens de ceux delà terre; mais, comme nous y aix^rcevons des atmosptières, des montagnes et des valhkiis , (|ue plusieurs ont des lunes comme la terre; qu'elles parcourent des fourbes et des |KTiodes semblables , il n'y a pas de doute qu'elles ne soient de même nature , quoic|ue de différentes espèces. Elles doivent avoir aussi des êtres organisés ; car la nature n'a rien fait en vain. A (|uoi serviraient des globes déserts? Il y a des végétaux, puiscju'il y a de la clialeur; il y a des yeux, puû^pi'il y a de la lumière; et il y a des êtres intelligens puisqu'il y a de l'intelligence. Les plantes et les animaux doivent s'y dévelopiier à proportion de l'intensité de leui*s latitudes et de la durée de leur vie. C'est ainsi que les mauves et les fougères de l'Europe deAÎennent des arbres dans les |>arties méridionales de l'Afrique et de rAméri(|ue. Mais, comme les mêmes zones terrestres offrent des productions tout-à-fait différentes , à plus forte raison les sphères des zones célestes; cei^endant il n'y a pas d'apparence que les bon mies y soient en proportion de taille avec leurs planètes. La nature, qui a mis sur la terre des élépbans au midi , et des baleines au nord , a fait des hommes de grandeur égale dans toutes les latitudes : les liabitans des lies ne sont pas pliLs petits (lue ceux de ses continens. Il est \Taisemblable (|u'elle a donné les mêmes proportions humaines à tous les êtres intelligens qui habitent les différentes planètes de notre système, comme elle leur a donné à toas le même soleil. L'homme est dans une liarmonie iiarfaite avec la terre et les convenances solaires de cette planète. Il est formé de manière qu'il peut, en faisant cimi à six lieues par jour, |»arcourir en un demi-jour son horizon , suivre en une demi-année le cours du soleU d'un tropique à l'autre, parcourir la moitié d'un hémisphère dans une année, et toutes les latitudes et les longitudes du globe dans le cours de sa vie.
UARHO.NIES SOLAlllES