S SOLAIRES
ont la même inclinaison sur son éqiuteur'. Comme ces planètes secondaires ne reçoivent pa<« la lumière de leurs planètes principales, el qn'au con- ; traire elles leurs renvoient wWe du soleil , elles ne ' se nuisent \)as les imes aux autres dans ]e même plan : elli^ y sont placées comme des miroirs i|ui réverlM^rent tous ensemble vers les mérnes ruveis.
Ortainenient l'attniction n'a pas réglé ces convenances, puisqu'elles paraissent contraires à ses lois; car les inclinaisons des orbites sont variées
; dans les planètes , par rapport au soleil ; et elles sont, piir rapport à chaque planète, égales dans ; leurs satellites, qui d'ailleurs en sont à des dulancxs ; fort différentes. Effectivement, cunnnienl ooncfvoir que des planètes, dont les niasses et les distances sont si inégales , et dont les mouvemens sont [ si réguliers, n'ol)t>issent qu'aux lois uniformes de l'attraction? Conunent imaginer que c'est jiiste- ; ment lors(]u'elles sont le plus voisines du soleil, H ' cpril les attire le plus fortement, qu'elles 8*en éloignent avet^ plus de vitesse ? Quel contradictoire effet de la force centri|)èlc ! Que ferait donc de pItK la force centrifuge? Comment amcevoir que b première se change tout à coup dans la secuode, prccisi*ment quand elle est |)arvenue à son pi» liant degré? Comment a-t-on pu appliquer ordr théorie aux comètes tant de fois prédites en vain? J'aimerais autant croire qu'im vaisseau, qui \opt k pleines voihs sur l'Océan, est attiré aux Inb {lar ime force centripète, qui le re[iousse ensuis» vers l'Europe au moment où il est près d'édioixr sur leurs rivages. J'admets que fat traction existe dans toutes les parties de la matière, qu'elleéinine du soleil et qu'elle attire à lui tout ce qui flotte du» l'océan immense de ses rayons; je conçois sescf* fets comme ceux du courant général des men, (|ui, partant d'un des pôles de la terre, pouK vers son équateur tous les corps qui nagent à kor surface, et qui les ramène vers ce même pôle par des contre-cou rans latéraux. Mais comme II y a daiLs un vaisseau im pilote qui en dirige la route, n'y a-t-il pas aussi dan< cliaqne astre un étiv intelligent qui en dirige le cours? N'y anrailil pas un pilote a'ieste qui, malgré le voisinage des autres cori»s planétaires qui Fattireiit , et n force prodigieuse (pii le précif»ite sur le soleil, dirige toujours son orbite autour de lui dans df« temps et des esftace^ réguliers ? Il y a sans doale
■ ho» orliileM des utellites de Ju|iiler y sont indinén dr trois def;n^.H dix-huit minulen environ ; ceux «le Saturne. Jrioâ que .son anneau , de trente deqn-s; ccii\ d'HerwIiell, drqi*trf*-vtn^tHli\ de;n\H(. Il faut en exci'pl^Tniicliiiaiauode FurMe du M-fitiènie satellite de Saturne, tpii n'est que de qinnir d^"
D'HERSCIIELL.
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(laos ces corps célestes des aines (|ui disposenl de leurs aimaos , comme il y eu a dans le corps des aolinaax terrestres qui disposent de leurs passions, et qui en ont l'instinct et la conscience. L'n simple coquUlage est formé d'une matière cré- UGée, disposée par couches concentriques, et parsemée, à sa surface, de tubercules et de sillons , ouDime la terre. Il est souvent couvert de plantes uiarines qui y végètent , et de petits animaux qui les habitent. Il est semblable à un petit monde ; cependant il renferme un animal inlelligent, qui voyage dans l'Océan avec ses forêts et ses habitans, va, vient, circule, et passe souvent d'une zone dans l'autre, en réglant sa route sur le soleil m sur la lune. Que dis-je! tout est rempli sur notre globe d'êtres animés : l'air, les eaux , la terre, Tépiderme d'une feuille. Un rotifère , habitant des toits, semblable à un gram de poussière , aurait une ame qu'il peut conserver des siècles dans une goQttière, sans nourriture, malgré l'excès du cliaud et du froid; et il n'y en aurait pas une dans le globe immense d'une planète! il n'y en aurait \as dans le soleil , qui donne à tous les animaux (le la terre le mouvement et la vie ! Quoi! lorsque, la nait, je jette un coup d'œil sur les astres innombrables du firmament, et que, confondu dans inon néant, j'entrevois leurs distances inappréciables, leurs grandeurs immenses, lenrs durées éternelles, je croirais alors que moi qui ne me suis rien donné , moi dont la vie est moins robuste que celle d'un rotifère, moi qui ne puis rien savoir que par le secours de mes semblables , moi qui ai tout reçu; je croirais, dis-je, que moi seul ai une ame intelligente, à l'exdusion des objets que je contemple! Je croirais que ces corps immenses sont les jouets éternels d'une force aveugle , qui les attire toujours sans jamais les réunir, et (pii les re|)oasse sans cesse sans jamais les séparer ! Si un de cesanimalcides lumineux , dont l'Océan est imprégné daiis la zone torride , était capable d'une certaine étendue de jugement, et que, bouleversé par la proue d'un vaisseau qui vogue la nuit au milieu des légions innombrables de ses semblables, il en ooncliU que nos flottes sont des masses obscures et inanimées, emportées par d'aveugles oourans , il raisonnerait plus conséquemment que l'astronome, qui sait que des milliards d'ames sont disséminées sur la terre qu'il foule aux pieds, et qui affirmerait qu'il ti'y en pas une seule dans les cieux. Pour moi , je crois certainement qu'il y a dans chaque planète un génie qui en règle les inouvemens, et auquel il a été donné de voir l'ensemble de nos mondes , qu'à peine l'homme peut entrevoir. Je crois que , s'il m'a été permis d'aper-
cevoir ces mondes à l'aide de leur lumière, il a été donné à ceux qui les gouvernent d'influer sur moi et de pénétrer dans mon cœur , à la faveur de cette même lumière dont ils disposent; enfin, je crois qu'ils sont les témoias de mes actions, comme ils en sont les flambeaux. Je ne suis poiut surpris que, parmi des peuples corrompus, il y ait des hommes qui refusent une ame à la nature entière, lorsqu'ils méconnaissent celle qu'ils ont reçue, et qu'ils ont dépravée. Mais, parmi tous ceux qui sont restés fidèles à ses lois , il n'y en a pas un qui n'ait placé ou un génie, ou un ange, ou une divinité dans chaque astre. Quel est riiomme de mer qui., la nuit, au sein d'une tempête, ne sent pas renaître l'espérance dans son cœur, quand il voit apparaître sur les flots l'astre de Vénus? Quel est l'infortimé, que le chagrin tourmente par de longues insomnies, qui nese sent pas coiLSolé quand, au scindes ténèbres, son humble réduit est éclairé tout à coup par les rayons de la lune nouvelle ? Je vous prends à témoins de ces influences célestes , peuples hyperboréens : quels sentimens reUgieux u'éprouvez-vous pas , lorsque, après une nuit de plusieurs mois, l'aurore vient répandre ses couleurs de rose sur les neiges de vos régions ! Il \om semble alors que l'espérance et la joie descendent des cieux avec la lumière , pour consoler les malheureux mortels.
Les planètes sont liées entre elles par des rapports entrevus dès la plus haute antiquité, mais méconnus des modernes, qui n'en admettent que les attractions réciproques.
Il est très-remarquable que le cours des années planétaires semble offrir des rapports marqués avec les époques principales de la vie humahie , comme si l'homme , ou un être semblable à riiomme , devait être l'objet de toutes les harmonies dont le soleil est le premier moteur, sans parler de celles de l'astre des jours et de celui des nuits qui les règlent. Quand l'astre des jours a détermhié l'âge de la puberté de l'homme par un certain nombre de révolutions annuelles, qu'on peut fixer à douze ans pour les mâles, dans la zone torride ; et que l'astre des nuits a préparé dans les filles la conception par les révolutions périodiques de ses mois, et l'enfantement par neuf de ces ré-volulions , qui embrassent le cours du soleil depuis son départ du solstice d'hiver , où il recommence à réchauffer notre hémisphère, jusqu'à ce qu'il Tait couvert de fruits et qu'il soit retourné à l'équateur : l'honune alors parait à la lumière. Les phases de sa vie sur la terre semblent se régler sur celles des planètes dans les cieu^E et sur leurs révolutions autour du soleil.. Au bout d'une année
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IIAUMOMKS SOLAIUKS
lit' MeiTiiiv, (•'esl-à^{ilv à Irois iiuns. îloiinnieiice ' à jouir de lu m:(' cl à \iij:cv des disLiuavs; à .scpl mois cl ilciiii, apri's une aiiiu'c tic \ ciiiis, ù s<nirire à si iiicrc : ù une aniK'e de lii Icrre. à la |mreourir, c'est-à-tîire à marcher : e'esl alors (lu'il , couintemT aussi à {çuùler de ses fniils , à ré|MK|ue j fie la [M»ussc de ses iiremitTi's dénis. Après nue : n'volulion de Mars, ([ui est i!e près de deux annt'i's, il connnence ù |KU'ler ; celle de Jupiler, (|ui i*sl de douze ans , lui «mène la puberté ; celle de Siilunic, i\v |)rès fie IrenU* eus, la virililé; et (*elle d1 lerM^liell , de (|u ilrc-vinj;l-lrois ans , la vieillesse . cl la tlccréjiitude. Les honuïics, seuls «le Ions les êtres, naissent en loul lenn»s cl en tous lieux; ils «•prouvciït les influences des asires suivant lesépo- . tpies de leur nai'isauce, comme les rivajyes de la . mer cpnmvenl ses flux cl s<\s reflux suivant ; leurs diffêrenles latitudes, quoiciue les courans ((ui les produisent partent le même jour du môme |M)le. Mais je ne doute |»as (pie les vê- ^'taux et les animaux , dont les genres stiiit : tiélerminês à certaines zones , ne soient soumis ; tous à la fois à ([ueUiues-unes de ces pliast^s et ; de ces révolutions planétaires. (Vesl ce tpie coii- • lirment les é|MNpies diverses et précises de le!ir : naissance, de leurs amours, de la )N)rlce de leurs ! Iietits, de leurs émifrrations , et de la durée de | leur vie. Nous en avons indi^fué quclipies-nnes ' des plus ctmnues dans le cours de ces harmonies, j Le soleil eu est le premier moteur. Semblable à i r.\|N)llon de la fable, il tire av<>c son archet d or, ! tonné de rayons de lumière, des harmonies ni- : nombrables de tout ce qui IViivironne : les plané- • tes (|ui tournent autour de lui sont les cordes de sa i lyre. Si nous habitions sou ^lolie fortuné, nous j conuailrions toutes rt*s uiencilk^ cl une infhnté d'autres. Est-il vratsemblable cpic r<istre du jour soit revêtu d'une sphère entière de lumiiîre, et, comme s*il n'en avait (|u'unc auréole, qu'il n'influe (pie sur (pielqui^s planètes (pii sont dans le plan de son (Mpiatenr ? Ses |H)les si brillans n'échauffent-ils pas encore des mondes latéraux «pii nous sont inconnus :' Les conu^tes semblent circuler autour de lui sur des plans diffcrens de sou système planétaire.
Quels astres merveilleux, si toutefois ct^ sont des astres, (|ue ces corps lumineux à lonî;ues queues qui traversent les aires d(*s {ilanètes sans dérauj^er leur cours, et emploient des siècles à s'aiiprocher et à s*é]oi^ner du soleil ! Il y en a (pii a()paraisseul nébuleuses, et formées de plusieurs noyaux semblables à ces places flottantes (pii descendent de nos |)ôles vers la zone tonide. IVautres, observ(''es par la sœur dMIersdiell , transfKirentes, saiL<s ca|Ki-
cité, et peut-être impalpables, pni-aisseiit des niiias de feu éleclritpie. Ui uature emploierait-elle puar rafraîchir la zone torride de Li sphère solaire, el |Niur en n'^iiauffcr la zone glaciale, des moyens senibKdtles à (Tn\ quVIle emploie dans les zuoes iUi hcIoIk! teiTcstre: des courans ifun ihwie touri tour en congélation et en fus on, des atmosphères chaudes et froides, des douches et des glaces fkittantis.' L'immense océan de la lumière aurait-il ses lîux el reflux comme notre pctil C)cc^n tenre»- Ire.' <hie dis-je? l(*s rayons du soleil se perdenl-îb en vain dans (*es csiKices inrnis où les p.'unèlessoat à jMiite aiRT^ues? Leur matière si viviliuiile, recueillit.» avec tant de soin (lar des lunes et par des anneaux planétaires', |»ar des oc(*ans et de« fleura cpii la fcnt circuler, p:ir les pétales des fleure, pir les yeux des animaux, {lar leur sang, va-l -elle s'anéantir dans les régions éthérées? La gerbe de lumière ()ui pîirt du soleil et vient en si*pt minâtes et deuiie (^îliaulTer notre glolie va-t-elle se perdre jiour toujours dans le limiament, au rnooKiiC même qu'elle touche notre Iiorizon? Un petit m»seau, ipii s'échappe sous la roue du moulin qa^ fait mouvoir, va ensuite arroser des prairies; I nourrit dans nou sein une multitude d'êtres vivam; il n'y a t>as une seule de ses gouttes d'inutile, ni qu'il s'éva|>ore dans Tair, soit cpi'il se perde dw» la terre, soit (|u'il soit absorlié par une rivière oàl se jette : el l'tKvan de la lumière, qui vivifie Into choses, n'échaufferait-il que quelques petites phnrtes à des centaines de millions de lieues les mes des autres? Ne liaigiie-t-il, danssonseîn, quequd- (pies îles flottantes, et n'est-il |kis ordotiné a quel- (pies coutinens dont il environne les rivages ? Ne nourrit-il i»as ({uelques espèces d'êtres vivans, in- (Corruptibles, indivisibles, et d'une nature semfabbicà \n sienne? Si on (icut comparer des éUes boniés à ceux qui n'ont \mn{ de bornes, une ^n)utle d'eau, qui doit sa fluidité au soleil, estrem- |)lie d'animalcules. Nos mers, imbiU^s de sa lomièi*e, (Kiraissent, dans nos nuits d'été et en toute s<uson entre les tro[Hques, tout étincelanles de |ietits rorps limiineuxqui s'agitent dans tons les sen». Pour moi, j'ai vu, daiis nos jours d'été, im pbà»mène st>mblable daiLs l'air de notre atmosph^. (^outiiésur l'herbe, les yeux fixés sur le ciel azuré, j'ai a|MMvu souvent de |>etits cercles blancs, lesiB» sinq)les, les antres doubles, avec un centre olMCiir, se mouvoir rapidement à droite et à gauche , en haut et en lias , tandis que quelques-uns restaient innnobiles et connue stationnaires. Je ne mets [loint ces témoignages de mes faibles léle$cope« naturels en parallèle avec ceux des têlesropes d'il' rschcll : les siens découvrent des mondes, et