‹ Œuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-PierreChapitre 9 sur 116 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Il y a quelques années , en écrivant à M. de Las-Cases, je pris l'engagement de ne laisser sans réponse aucune attaque contre la mémoire de Bernardin de Saint-Pierre. Cet engagement, je viens le tenir; je viens effacer toutes les calomnies dont M. Durosoir s'est fiiit l'interprète dans la Biographie universelle , et j'ose espérer que cette réponse me dispensera de traiter une troisième fois le même sujeL C'est la destinée de la vertu d'être livrée aux mains des mécbans; mais (faut-il rapprendre à M. Durosoir?) le métier de libelliste n'est propre à rien d'utile, k rien de bon. Qu'il vive à ce prix, j'y consens. Cependant si sa raison peut acquérir quelque maturité , il sentira combien II m'a d'obligation de l'avoir corrigé; il verra , et j'emploie ici à dessein les expressions si remarquables d'un grand critique, « Il » verra qu'un libelliste qui ne couvre pas de taleosémi- * nens ce vice , né de l'orgueil et de la bassesse , croupit » toute sa vie dans l'opprobre ; qu'on le hait sans le 9 craindre , qu'on le méprise sans quMl fasse pitié , » et que toutes les portes des honnêtes gens lui sont fer- » mées. » ( Volt. , Mél. littér., tom. II , Lettre à La Harpe, p. 410.)

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