DE CHIMAY
Vous dérogez.
TKRKZIA.
Je peux répondre que je l'aime.
Mais noble par le cœur, ainsi que par le sang, Il ne lui manqua rien que le nom en naissant. Cette haute origine est pour tous un mystère : Son père, en l'élevant, a cru la devoir taire. Mais ïallien, s'exposant au plus grave danger Pour servir notre cause et pour nous proléger, A su justifier l'honneur de sa naissance, Et pour peu qu'il acquierre encor quelque puissance, Vous le verrez, au prix d'un généreux effort, Réparer à vos yeux l'injustice du sort. Tallien seul peut dompter la République altière. Sa main tient le poignard qui tùra Robespierre. Il sera mon époux et vous l'estimerez.
SOMOREUIL, désolé.
Madame, il le sera, puisque vous le voudrez.
DB CIIUIAT, ironique.
Vous aurez le château de Fontenay-aux-Roses. Ce site éclaircirail les fronts les plus moroses. Voici l'acquiescement et la donation :
Vous n'avez qu'à signer votre acceptation.
(U lai préMote lu actes. Elle signe et les lui remet.} TÉRÉZIA, à Sombrenil.
Vicomte, vous semblez bien affligé...
SOUDREUIL.
Madame, Je vous aime, et je pars la tristesse dans l'âme. En maudissant le sort mille fois odieux, Qui ne me permet pas de mourir sous vos yeux.
(U lui baise la main et sort.) TÉnÉZlA.
Pauvre jeune homme ! Et vous, prince?
DE aUUAT.
Moi, je veux vivre.
Je vous aime, et de loin je persiste à vous suivre A travers vos amours, à travers vos maris, De Madrid à Bordeaux, de Bordeaux à Paris, De divorce en divorce et d'intrigue en intrigue. Après de Fontenay, si Tallien vous fatigue. Quelque chose me dit que je peux être aimé. Et vous serez un jour princesse de Chimay, Aventureuse enfant ! Eh bien ! que vous en semble î
TÉRÉZIA, éaaa»
Voici Tallien, partez.
DE CHIUAY, lui baisant In m.iin.
Voyez ! votre main tremble.
(H tort. Tallien parait, tenant an portefeuille.)