PÉLOPS ET HIPPODAMIE
daillcs, se reconnaissent d'une manière suffisante pour attirer l'attention. Et cependant ces caractères ainsi placés près d*iin personnage héroïque porté dans un char, rappellent énergiquement la légende d'une autre monnaie dont le savant Eckhel avait donné une bonne leçon, et dont la valeur n'a pas échappé à des antiquaires plus récents. Nous y reviendrons plus loin.
Quoi qu'il en soit, le grand bronze de M. Margaritis lève tous les doutes; il permet d'établir enfin complètement la description du type et de fixer le sens des légendes.
AY KAI Tl. AI.AAPI ANTnN€INOC. Tête laurée d'Anlonin tournée à droite.
^. eCTAlANOC CTPAT AN€0HK6 CMTPNAIOIC. Héros muni d'un chlamydion, la main gauche posée sur une haste, debout dans un char nuptial, près d'une femme voilée, à laquelle il donne la main droite. Dans le champ, près de la figure masculine, n6A0y. M. 35 millim.
C'est le ^ terminal de ïliXoà que Sestini avait pris pour nn sigma lunaire.
Quoique le nom d'Hippodamie ne se trouve pas écrit sur le médaillon comme il l'est avec celui de Pélops, PCAO^. IPOAAMOA et IPPOÂAMEA sur le vase célèbre du Musée de Naples (1), et sur la belle amphore donnée au Musée d'Arezzo par M. Aliotti et publiée par M. R. Eekulé (2), le sujet n'est pas douteux. Le fils de Tantale, après avoir, grâce à la trahison de Myrtile, vaincu Œnomaûs dans la course de Pise, prend possession d'Hippodamie, prix de la lutte (3). Le cos-
(1) Dubois -Maisonneuve, Introduction à Vétude des vases antique», 1817, pi. XXX. — Ingliirami, Monumenti etruschi, 1824, t. V, pi. XV. — Denkmxler und Forsclu, de Gerhard, 1853, pi. LV. — Au lieu dTOOAAMOA, M. Heydemann lit sur le vase de Naples, IIIOAAMËIÂ, leçon plus naturelle, Die Yaunsamml. des Mus, nat, zu NeapeL^ 1872, n« 2200. Ici Pélops porte le costome lydien, comme il convient au fils de Tantale. Le médaillon de Smyrne, loi donoe l'aspect purement héroïque conforme aux idées grecques.
(2) Monumenti delC Inst, archeoL, vol. VHI, pi. III, et mémoire dans les Ait' nalidelV Inst, arch., 1864, t. XXXVI, p. 83.
(3) Ou Y^voi^évou IIs>.o^ ^IicrcoSatuiav ^^e, comme le dit le scoliaste de Pifldare en terminant le récit de cette aventure. Edit. Bœckh, 1811, t. II, 1" partie, p. 40.