‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 124 sur 280 · LES PLUS ANCIENS BRONZBS DU MONDE · texte numérisé non relu

LES PLUS ANCIENS BRONZBS DU MONDE

vStaluetleSy hautes Tune de 67 centimètres, l'autre de 48, fort belles dimensions comme on le voit, méritent une courte description.

La première : personnage debout, le pied gauche en avant; la main gauche, fermée et relevée à la hauteur du sein, tenait sans doute une hasle. La droite, serrée près de la cuisse, portait très probablement le petit sceptre horizontal que nous montrent divers bas-reliefs. Les reins sont ceints de la pagne nommée schenti; un poignard est passé dans la ceinture. La chevelure est disposée en petites mèches carrées très régulièrement étagées ; les yeux et les sourcils, qui étaient incrustés, manquent.

La seconde figure : personnage debout, le pied gauche en avant; les reins ceints de la schenti^ la main droite levée à la hauteur du sein; la gauche tombant près de la cuisse. Les yeux, qui ont été incrustés, sont absents. La chevelure, beaucoup moins volumineuse que celle de la statuette précédente, est disposée en petites mèches très fines, et laisse reconnaître les contours de la tête. Sur la poitrine^ du côté gauche, une inscription verticale donne le nom du personnage dans lequel

ou à la suite duquel paraît l'ethnique Sckasou ((fjP'î^^*^* J])^lilll^ ^ /i)j ce qui semble accuser une origine orientale.

Dans ces deux statuettes les muscles des bras et des jambes, les rotules, sont exprimés avec un soin, une vérité, qui dénotent un âge fort reculé. On ne peut méconnaître là Fart antérieur au second empire (1). Seulement, si la première, par ses

UrilUh Muséum. M. Chabas a déjà fait remarquer qu'on trouve la meution d'objets de bronze dans des textes qu'on peut rapporter à des temps antérieurs n L'i roustmction des grandes pyramides (Sur l'usage des bâtons de main, Lyon, Î873, in-8o, p. 12}.

(1; M. Posno n'a pas consigné le nom des localités où lc& deux bronzes que nous décrivons ont été découverts, mais la nature de Tosydation du métal indique osses qu'ils ne proviennent pas de la haute Egypte. Quant au style, on |N*ut comparer ces bronzes avec les sculptures de l'ancien empire, décrites par M. de Rougé, Notice des monuments égyptiens du Louvre (salle du rez-dc- <*bûussée\ 1852, n»» 41 a 46, et avec les diverses figures publiées par Auguste Mariettc-Bey, Album du Musée de Boulaq, le Caire, 1872, in-fol., pi. XX et XXV.

Page 1