BALLE DE FRONDE ANTIQUE
[Elirait du Journal des Savants, Ecpt. IB17. pp. 317-SSD.)
Un des lauréats de l'Académie des inscriptions, M. Gustave Schlumberg^er, a reçu tout récemment, dans un paquet de médailles qui lui était envoyé de Rhodes, une balle de fronde dont il a bien voulu nous confier l'étude. Cette balle de plomb, en très bon état de conservation, et dont la surface est profondément cornée, a la forme bien régulière d'une amande. Sur une de ses faces, on lit BABYPIA; sur l'autre, on voit une pointe de lance avec douille, figurée en relief. De l'aathenticité de cet amygdaloïde, il n'y a rien à dire, si ce n'est qu'elle est incontestable. La lecture de l'inscription ne saurait, non plus, faire le sujet d'un doute. Tracée en bons caractères de moyenne grandeur et placée au milieu du cbamp, elle se présente de la manière la plus évidente. Au premier abord, on est tenté de rapprocber cette inscription du nom de Byrsa, la célèbre citadelle de Carthage dont la forme grecque, telle qu'elle est donnée par Appien et par Strabon, serait, suivant Gesenius (1), une transcription de nixs bolzra (château), nom
(I) Seript. ling- PKœn., mon., 1837, p. 421, et non flTSTl comme Cellarini. NoI. O'-b. aniiq., éd. de 1732, l. II, p. BS5, l'avait admis d'apria Bocbirl. Chaaaan, 1. 513; II, 816. — Cf. Relaud, Pal^stina, 665 et 666. •> Nec mirnm DomeunnZSquod lacum muDitum DoUt, phiribus urbibus commune tuiwe-'' MM. MQIler et DOltDer, comme Casauboo (Strob., lib. XVII, p. S33J, tradii-